dimanche 12 février 2017

Jenny Hval 2016



Je crois bien que je suis tombé amoureux de Jenny en 2015, je parlais de folie maîtrisée en superbes créations, fille apocalyptique laissant couler ses visions musicales et ses paysages ensorcelés.
Rune Grammofon a lancé cette artiste en 2011, et c'est chez sur Sacred Bones que « Blood Bitch » est sorti l'an passé.
La norvégienne est de plus en plus belle quand elle chante, lunaire, stellaire, une voix à faire pâlir toutes ses comparses. Il est question beaucoup de féminité, de sang, celui que l'on suce ou que l'on perd. Cette impression que l'album ne va pas être facile d'accès s'envole dès le début, avec ce troublant mélange des styles, des visions, ce parfum enivrant de couleurs, cette introspection qu'elle nous offre comme un aveu. Il y a toujours chez Jenny, cette touche expérimental qui nous happe strictement vers elle et nulle part ailleurs. Et une nouvelle fois, la pochette est un chef d'œuvre.
Cérébral, corporel, intriguant et intime, Jenny a une nouvelle fois hypnotisée toutes mes émotions.


Jenny Hval 2016 « Blood Bitch » label : sacred bones

6 commentaires:

Chris a dit…

Un bon album découvert en fin d'année. ..Je l'ai préféré au précédent, sans doute parce qu'il est plus facile d'accès. ..par contre je ne me souviens pas que sa voix m'ait plus marquée que ça. ..c'est toi qui me l'a fait connaître d'ailleurs. ..;)

Sb a dit…

Beaucoup aimé également. J'ai cru un instant qu'elle sortait déjà un nouvel album vu que tu écris Hval 2017... hihihi il est de 2016.

charlu a dit…

effectivement, j'ai bien écri en bas, et je me suis lâché en haut ;D C'est rectifié.
Je trouve sa voix beaucoup plus placée ici, c'est un disque troublant.

Devant Hantoss a dit…

Bravo, j'étais déjà sous le charme de madame Kadhja Bonet, et me voici scotché sur "Conceptual Romance" de la miss, en étant déjà sous hypnose dès le début. J'y trouve presque tout, intelligence et expérience, surprise sans me sentir rejeté et l'émotion? Oui, sensuelle en diable la dame. En touchant a des sujets... pfou. Dans une interview elle explique que "l'art n'a pas de bonnes manières, pourquoi la POP devrait en avoir?" Superbe, une période féminine musicale!!

Keith Michards a dit…

Le mot "enivrant" que tu as collé au milieu de ta chronique aurait dû être en MAJUSCULE, car il reflète exactement l'univers de cette demoiselle

charlu a dit…

Complètement.. enivrant ensorcelant.. dingotte la Jenny.

Va falloir que j'aile écouter Kadhja, je commence à la voir apparaitre un peu partout. Jvous fais confiance, j'y go.