vendredi 30 décembre 2016

Nova LEGRANDMIX 2016



Une fois n'est pas coutume, n'étant pas compile ou single plus que ça, voici un superbe objet comme tous les ans chez eux. Un bilan, une synthèse, thème ou pas, la nouvelle boite Nova.

 
Je n'écoute jamais de radio, rarement sauf quand elles passent de la musique non-stop (FIP). Nova, plutôt que de me brancher et d'entendre causer (sauf peut-être Baer/Rolin le matin) je passe leurs condensés magnifiquement regroupés dans des coffrets avec dedans toute la musique qui me manque, ma séance de rattrapage, l'enduit de bouchage qui colmate mes lacunes. Leur éventail extraordinaire me donne le vertige et mon cerveau fixé sur les Lp me privent de certains artistes, certains sons comme ici, n'importe où en 2016, que du bon.

 
La boite jaune, bleu clair, ocre, Tunes2.1_3.0, le Danse 1930/2020 toutes indispensables... c'est sur la jaune et rose fluo stabilo de Legrandmix2016 que je vais arroser mes convives pour le dernier soir de l'année 2016, histoire de combler chaque goût des autres.
Pour la tète et le corps, de tout pour tout le monde, une boite Nova.. la planète musicale bouillonnante.


Tiens..pour preuve, par exemple :

Je vous embrasse tous.

lundi 26 décembre 2016

The Clean



Du psyché mou avec des guitares en baguenaude et un régulateur de vitesse pour démarrer le siècle. "Getaway" 2001, c'est un patchwork bariolé faussement fauve qui roule sur les sentiers d'un Velvet multicolore.
Les frères Kilgour, la Nlle Zélande, Yo La Tengo en invités, pas un album depuis 2009, The Clean fête les 15 ans de leur plus bel album. "Getaway" réédité, requinqué et gonflé à bloc sort ces jour-ci et me renvoie une fois encore aux découvertes Magic!. de la pop bravache doucement psychédélique, un super petit disque qu'il fait bon ressortir de derrière fagots. Merge s'y colle. Pas une ride.
 
The Clean 2001/2016 "Getaway" label : flying nun / merge
 

Low 2016 / 1999





Déjà en 1999 ils avaient fêté....

Moins « académique » que She & Him, plus proche de mes sentiments quant à cette période, Low déjà passé par cet exercice natal qui s’étend, a sorti un single à défaut d’un album entier sur le Christmas 2016.
Magique Mimi que je connais par chœur, boucle de guitare Sparhawk scintillante vrillant autour d’elle, vaporeux et élégiaque, ce single me ramène à 1999 avec le beau-sombre clair-obscur « Christmas ».
Les lendemains mélancoliques, des jours de latence, le soleil au plus bas qui commence sa remontée, rien de tel qu’un petit low pour se requinquer la moelle. 15 ans après le magnifique et discret album de Noël de Low, le single 2016 comme un rappel discographique.

 
Low 1999 « Christmas » label : tugboat / 2016 « Some Hearts (at christmas time » single.
 

vendredi 23 décembre 2016

She & Him... christmas


 
Déjà en 2011 ils avaient fêté.. 2016 tout aussi exact. On va laisser neiger, fêter et déguster.
Biz et joyeux Noël à tous.
 
She & Him 2011 "A very She & Him Christmas" lab: merge
She & Him 2016 "Christmas Party" label : Columbia
 
 


jeudi 22 décembre 2016

Kate Bush 1979



Surement j'ai du avoir des yeux émerveillés quand j'ai entendu « Wuthering heights » la première fois à la radio, l'étincelle. Du haut de mes 10 ans je venais de tomber amoureux, avec frissons pâmoison et chair de poule etc etc. Qu'est ce que c'est beau un amour improbable, virtuel et impossible à 10 ans. Je me suis bien rendu compte avec « Don't give up » qu'il fallait que je cède ma place gentillement sans lutter..ppffff.

 
Il n'empêche, ma première mission bibliothèque fut alors de me procurer cette chanson, ce vinyl pour lire et voir, pour répondre comme une lettre d'amour impossible posée là dans les bacs au beau milieu d'une foule insipide. Quel choc, en fait « Wuthering heights » n'était pas la plus belle chanson de l'album. « The man with the child in his eyes » à tomber, les envolées lyriques de « Oh to be in love », l'intro merveilleuse « Moving », l'étrangeté magnifique de « Strange phenomena », l'espièglerie délicate et reggae de « Them heavy people », le bouleversant finish « The kick inside ».....
 

Et puis l'aboutissement, la cassette audio en personne avec elle dedans et dessus accrochée à son cerf-volant asiatique. Quelle fille... !! .. Objet dégotté dans le supermarché du coin, avec l'étiquette du distributeur Fame.
Dans les crédits : « much thanks and love to Dave Gilmour.. ».. ah tiens donc, encore un concurrent...une trahison, moi j'adore son groupe à Gilmour. Qu'à cela ne tienne, mon walkman chauffera et tournera comme une élipse intergalactique, comme le saxophone fou de sa belle deuxième chanson « Saxophone song ». Jusqu'à pas d'heure je rêvais, et me demandais qui pouvait bien être cet homme aux yeux d'enfant.. trop d'amoureux autour de Kate Bush, je me suis isolé avec cette bande chrome que je possède encore, que je viens de ressortir après la découverte de son triple album live qui vient de sortir, extra, même si aucune chanson de « The Kick Inside » ne figure sur ce disque inattendu.

C'est surement du haut de mes 10 ans qu'est né cette affection sans borne pour ce premier album indétrônable.

Kate Bush 1979 « The Kick Inside » label : EMI
2016 "Before the Dawn"


mercredi 21 décembre 2016

Free Traffic Cream




Deux pochettes similaires me sont tombées dessus par hasard, des disques avec du chien, de la musique cabot à hurler le brut rock, qu'il soit mâtiné de soul, de jazz ou de blues. Les années 60 qui se meurent, Islands records qui cartonnent et envoie l'histoire à travers les écoutilles.
A l'écoute de ces deux bijoux, deux voix se dessinent, deux forces qui caractérisent le son des deux groupes. Combien d'autres groupes qu'eux ?
 

Free et ses deux Paulo, Kossof le guitariste brulé par sa passion pour Hendrix, et Rodgers pour le chant puissant et enraillé, « Fire and Water » du rock légèrement funky, nous sommes en 1970.

 
Traffic avec son rock plus blues-jazz, la puissance vocale, c'est Steve Winwood, ce qui n'enlève rien au charme du chant de Capaldi. Nous somme en 1968 et toujours au sommet de l'histoire musicale chez les british, en compagnie de Chris Wood et Dave Mason en plus.

 
Winwood si on se concentre uniquement sur le chant comme on pourrait le faire avec Blind Faith, impose un son unique et puissant dans un groupe rock.
 
Rodgers plus Bob Seger, plus râle, sale, crade, blues se laissant guider par la basse de Fraser et la gratte de Kossof.

Winwood, voix, Blind Faith, Clapton, Cream et je pars direct sur une autre voix énorme d'un autre groupe rock blues psyché faramineux. Jack Bruce qui tout comme Winwood possède une discographie conséquente de très haute volée ( avec de superbes concepts BLT, BBM).

Si deux quatuors et deux disques se côtoient pour la ressemblance des pochettes et de mes gouts musicaux, une voix se détache plus que les autres, le BBC'Cream avec Jack Bruce au coffre.

C'est pas The Voice, c'est juste un petit sondage des cordes vocales rocks.... Winwood, Rodgers ou Bruce ??.. Moi c'est Jack.

Free 1970 « Fire and Water »
Traffic 1968 « Traffic »
Cream 1968 « Disraeli Gears »








 

lundi 19 décembre 2016

Bertrand Betsch 2016



Une vieille mouche a jailli de son ardoise, la note était salée, l'accord mordorée encore un lundi à la con. Je l'ai vu se propulser nulle part où aller la mouche. A cette seconde même où je divaguais devant le charivari de mes pensées grises, j'ai vu l'insecte maigre déplorer ses aides, une demoiselle bleue d'eau croupie avec comme libellé « aimez-nous les uns les autres... ».
Je n'ai pas vu atterrir la mouche. Devant moi le couvreur à découvert a rougi devant mon attention, « y'a jamais de pépin avec la tuile » m'a t-il dit. Loin des hortensias qui bleuissent des bouts d'ardoises à ses pieds, je me suis arrêté quelques instants avec lui pour parler de la beauté du monde, de l'idée de le repeupler de solitude, histoire d'en finir avec ces courses en solitaires.

Depuis « La soupe à la grimace »..rien n'a changé.
Tout le monde s'en fout, mais Bertrand Betsch, peut être le Daniel Johnston hexagonal, est toujours là à œuvrer avec de beaux disques magnifiques de par ici. Une imprudence même de parler de la beauté du monde.



« La censure du soleil qui nous tire d'un long sommeil »....



Bertrand Betsch 2016 « La vie apprivoisée » lebel : les imprudences

dimanche 18 décembre 2016

McCartney 65 "Michelle"



Dimanche 18/12 : Franiente : la chansonparfaite que l'on écoute le dimanche matin en traînant dans le lit, pour une grasse matinée bien méritée (ou pas).

Demain il va falloir trouver une nouvelle énergie pour repartir, avaler une nouvelle semaine. Un écho dominical jusqu'à la pointeuse, jusqu'au café, une chanson parfaite, une ellipse, un cycle... Paul McCartney à beau être absent de mes écoutes du lundi, le dimanche résonne encore pour affronter une nouvelle semaine. Ressource dominicale.

Une semaine francophone qui s'achève..merci à tous, merci Elno.


Paul (with John and George) 1965 « Michelle ».
 
 

vendredi 16 décembre 2016

Alain Peters




Samedi 17/12 : Fête

Ouarf, j'ai du faire un foin hier soir, il est quasiment midi y'a plus personne dans le gourbi. C'est quoi ce gazon craquant, y'a du givre dessus.... à pierre fendre. Il en est où le mercure ? ah oui quand même;
Bon, c'est quoi qu'on fait mon cœur aujourd'hui ?? Ok on va rester à regarder les feuilles songer ..
La rosée ?? mais nan, c'est l'haleine du bougainvillier, il aime pas trop décembre, descendre en hiver... On va rester là tranquille, tout le monde grouille dehors, néon-piste-baise et zinc-belsunce.
Moi je veux rester là à tes côtés au chaud, avec ma mine de plomb à grifouiller mon kraft, t'inquiète, mon cerveau est sur Saturne depuis longtemps, c'est l'aluminium qui m'inquiète.

J'ai les Zoreilles qui chauffent avec un déhanché immobile du tonnerre, azoté, t'as vu, je bouge tout seul, azimuté près à muter. J'ai pas envie de bouger non plus.. ils sont fous dehors ça sent le roussit.
On a pris une charrette hier soir.. on peut pas faire une Réunion à deux puisqu'on est toi et moi, un brifting !!?? si ?? ok, donne moi l'ordre du jour, et remets moi une once de 49°c faz favor.. por favor.. please...allez quoi s'il te plait.. demain c'est dimanche...

La rosée prend pas dessus.. reste près de moi la maloya... Amo te.

Alain Peters 2011 « La rosée si feuille songe »


jeudi 15 décembre 2016

Lhasa "La marée haute"



Pouarff, le vendredi soir, un truc bizarre, une euphorie accablée à lâcher, beaucoup plus qu'un samedi soir qui ne sert à rien.. une marée haute se dessine, le cœur n'a pas eu assez de tout, et pour éviter de dresser un bilan hebdo je plonge avec des artistes qui me causent, ma tète est pleine, une envie de me klaxonner la gueule et me morfondre ou me confondre, j'ai fais mon sport, j'ai torché les matins finger in the loco, j'ai fait le bon citoyen, va quand même falloir éponger le boxon.
Des cuivres au fond en sourdine, la contrebasse contrebalance ma docilité, le timbre lacrymal, le flot des peaux danse avec la mélodie du piano. De la dentelle lumineuse vers des bois opaques, des étendues bavardes.
La route chante quand je m'en vais de la grande ville, puis se tut et disparait, noire départementale qui me parle plus que toutes les autres filles d'asphalte. C'est vendredi, demain je pourrais cuver dans mon cageot.
Les champs alentours sont à plein bouillon, ça va chier et écumer sur les battures, des chansons ravageuses en boucle vont défiler.



Le vendredi soir c'est marée haute.


Lhasa 2003 « La marée haute »





Le tour de l'île Leclerc/Cormier



Jeudi 15/12 : Effort : La chanson parfaite que l'on écoute le jeudi soir, au moment où l'on effectue ce footing habdomadaire qui nous donne bonne conscience.


Tous les jeudis, j'ai rencard avec mon pays, impossible de dissocier le sport la nature.. des décennies que je pédale comme un âne dans la campagne. Je travail pas les jeudis, le matin je chevauche ma bécane et je pars 3 ou 4 heures à arpenter mes vallées, mes collines, tous les chemins alentours, avec l'impression de mériter tous ces paysages. Mon sport, ma purge, ma communion, et quelquefois le dimanche aussi quand supporter l'inutile, le difficile devient trop lourd. Toutes les saisons, toutes les couleurs, toutes les brumes et canicules, mille fois je pars retrouver les sous-bois et les grandes plaines, c'est beau comme Chartres, c'est haut, c'est propre, il y a au loin les flèches chartraines et celle de mon village à quelques champs de là, je guette que tout ça ne devienne pas un dépotoir.. sous un nuage, près d'un court d'eau, c'est mon berceau, mon pays et mon vélo.

C'est comme faire le tour d'une île, tous les fleuves se touchent, seules les terres sont séparées, tout est île. La Voise où je vis se jette dans l'Eure où je suis né, tous les courts d'eau se rejoignent, aval du confluent de l'Avre qui part je jeter dans la Seine, lamer, l'océan, le Saint-Laurent, une idée de voyage quand je erre dans ma campagne à suivre tous les courts d'eau, faire le tour d'une île grande ou petite, avec mon vélo.
Avant de chevaucher ma bécane, j'écoute « Le tour de l'île » , l'hymne d'un coin, d'une nature, juste avant d'aller rencontrer le mien. Seul façon de faire du sport.



Je vous laisse, il est 9h, c'est jeudi, j'ai rendez-vous avec ma belle, je pars en chier pour elle.


« Le tour de l'île » Félix Leclerc 1975/ Louis-Jean Courmier 2014



mardi 13 décembre 2016

Michel Jonasz 74 : "Dites-moi"



Mercredi 14/12 : Candeur : La chanson parfaite que l'on écoute le mercredi après-midi, telle une madeleine de Proust, lorsque laprésence d'enfants dans les rues nous rappelle quelques souvenirs de jeunesse.
J'ai toujours aimé entendre le bruit d'une cour de récréation, à chaque fois je pense à « Dites-moi » de Michel Jonasz.. quand il cherchait des prénoms Matthieu Cécile.. et puis cette chanson là, c'est celle qui passait à la radio quand j'avais... quand j'étais... je sais plus, elle est passée tellement longtemps en radio.. et que je n'imaginais pas à l'époque avoir des minots un jour.
Le mercredi, c'était sacré, le petit week end des enfants, les émissions, l'après midi à errer, la chanson à la radio.
Ça dure très peu de temps une récréation, 10 minutes, c'est un bruit madeleine, le truc que j'aimais le plus dans ma scolarité, maintenant encore, je cherche la pause, l'arrêt momentané, court ou pas très long.. mais une relâche, une respiration, quelque chose en suspension.

C'est le premier 33 tour de Jonasz en tant que tel, un peu fou, foutraque, avec un tube (2 avec « Super Nana » un peu plus tard) intemporel que l'on aime ou pas Michel, un peu comme « Ce n'est rien » de Julien Clerc ou « Bidon » de Souchon.... c'est une des nombreuses madeleine qui me projette dans mon enfance, une chanson touchante, pleine de candeur, à écouter avec le bruit d'une cour de récréation à travers une fenêtre ouverte.. Matthieu Cécile.. les paroles étaient jolies, je ne les comprenais pas toutes, « un vieux fauteuil de manille, des pièces de 1 francs usées, des pinceaux de poil de martre » comme pour peindre. Un joli tableau tout vieillot accroché sur les murs d'un vieux salon rempli de soleil... vers 10 heures.

Michel Jonasz 1974 « Dites-moi »


lundi 12 décembre 2016

Yves Simon / Dominique A : "ma jeunesse s'enfuit"


 
 

Mardi 13/12 : Introspection : La chanson parfaite que l'on écoute le mardi midi, lorsque l'on s'isole pendant la pause méridienne pour se retrouver avec soi-même.


La pause méridienne d'une semaine déjà sur les chapeaux de roue. Mardi, pas envie de rigoler encore moins, c'est déjà le plein bouillon, le bain tiédasse début d'ébullition. J'ai juste envie d'un coin tranquille pour reprendre mon souffle, un casse dalle, un casque ou un air qui trotte. Un parc, un encas, une chanson le temps de cogiter quelques minutes sur un banc et de regarder là où je suis, où j'en suis, ou plutôt où je me suis retrouvé.... cinq minutes avec moi, solo, avec dans la besace tout d'inachevé tant qu'yen a.

Deux auteurs que j'aime beaucoup..une rencontre que j'écoute seul le mardi midi dans un parc sans que personne d'autre puisse l'entendre.
 
"Ma jeunesse s'enfuit" Yves Simon 1981 / Dominique A 2012



dimanche 11 décembre 2016

Higelin 75 : Loco loco



 
Jeu Interblog
Lundi 12/12 : Motivation : La chanson parfaite que l'on écoute le lundi matin, au moment du café ou dans la voiture pour aller au boulot, afin de nous donner l'énergie nécessaire pour affronter une semaine éprouvante.

Higelin 2016 "Loco loco"
Starting block des fous, loco dans la loco, mes lundis depuis 25 ans, la rupture avec ma campagne, le démarrage hebdomadaire sur le rail. Aucune visibilité pour les énergies à venir... juste cet instant sur la ferraille, quitte à changer de fatigue tous les autres matins. On verra mardi pour un nouveau carburant. En attendant, c'est parti ..loco loco, la semaine infernale démarre.. déjà la fatigue sourde. Je suis couché sur les traverses à attendre la loco, la mélancolie hypertrophiée. Loco.


vendredi 9 décembre 2016

Adam Torres




La gueule en trogne, les idées en friche, je reste immobile là, sous le sureaux. L'ombre claire m'habille et me préserve du froid. Ma tète est posée sur un fagot de ragosses, cet autre trognard qui me yeute depuis que je plane avec les ondes acoustiques d'Adam Torres. Le soleil beige est morcelé et la voute nuageuse semble avoir été labourée, tous mes tissus sont imprégnés de cette musique folk à la voix de tète.
Le violon chamanique d' « Outlands » infuse, et je sombre sur « Where I'm calling from ».
Rover, Shearwater dans les souvenirs.. Adam Torres le texan, une somptueuse découverte.

mercredi 7 décembre 2016

Laish




C'est comme une belle transition, un signe, il suffit de faire allusion au magasine du genre pour voir débouler un grand disque pop moderne, une nouveauté cette fois-ci.
Il aura donc fallu tout ce temps pour voir la perle débouler.
 

Comment peut-on dire que tel ou tel disque vous sied à merveille, la mélodie, les arrangements, la voix, la météo comme un gant. Sans pouvoir plus que ça m'expliquer ces perpétuelles écoutes, Laish me lape dans le sens du poil et tout défile dans une harmonie dégivrant la croute.
« Pendulum Swing » avec sa pléthore de références, est étonnant de légèreté, de pop à part, aérienne et subtile. Marc Morvan & Ben Jarry, Bill Callahan en puissance, le timbre, le matériel, le son..tout me va.

Laish 2016 « Pendulum Swing » label : talitres

dimanche 4 décembre 2016

Magic pop moderne 2017





 

 

 
 

L'hiver me rapproche des étagères, l'occasion de fouiller plus encore. Dans l'attente du retour très proche du mensuel Magic, je lâche ici la preuve d'une influence majeur des pages du magasine sur ma discothèque, des albums discrets, de belles histoires de pop moderne et surtout de très bons disques discrets voire très très discrets, intimes, devenus introuvables pour certains. 100% pop.
Sympathy7 2001 « Words and Music » label : starfish



Matt Harding 2003 « Commitment » label : moshi moshi



John Wolfington 2001 « John Wolfington » label : smells like records



Pelle Calberg 2008 « The Lilac Time » label : labrador



Hal 2004 « Hal » label : rough trade



J Xaverre 2003 « These Acid Stars » label : memphis industries










samedi 3 décembre 2016

Jeu interblogs PERFECT WEEK



Je relais l'info :
Les habitués le savent, sur Last Stop ? This Blog ! ce sont essentiellement des morceaux, plus que des albums, qui sont mis à l’honneur. Un blasphème aux yeux de certains puristes, qui servira néanmoins de base pour ce nouveau jeu interblogs, fortement inspiré par les éditions précédentes du Grand Jeu des regrettés Mangeurs de Disques.

 
Avec l’accord de Jimmy, on reprend donc la trame principale de ce Grand Jeu :
-          chaque participant doit poster ses articles sur un blog quelconque (possibilité évidemment de contribuer à plusieurs sur un même blog, étant entendu que toutes les adresses des blogs participants seront référencées par ici)
-          chaque article sera consacré à un – et uniquement un – morceau
-          chaque morceau (qui peut être instrumental ou non, aucune contrainte à ce sujet)  sera choisi en fonction d’un thème précis
-          sept thèmes pour une semaine de jeu
-          les thèmes seront envoyés au préalable aux participants qui, de fait, auront tout le loisir de préparer leurs contributions
-          la thématique globale (de laquelle découleront les sept thèmes) sera ‘Perfect Week’. L’idée sera de désigner sept morceaux correspondant à autant de moments clés d’une semaine dite « parfaite ». 
-          le jeu aura lieu du 12 au 18 décembre 2016, charge à chacun des participants de publier l'article sur son blog, chaque jour, au moment où il le désire.

 
Afin d’éviter le bide et car plus on est de fous, plus on rit, n’hésitez pas à relayer l’existence de ce jeu sur votre blog (ou ailleurs, dans la rue, avec les collègues, etc… Bon ok, sur vos blogs, ça suffira).
Pour vous inscrire et recevoir la liste des thèmes, vous pouvez m’adresser un mail à l’adresse suivante : ailenorton@laposte.net

Merci aux futurs participants !

mercredi 30 novembre 2016

Olafur Arnalds 2016




Errer en terre très connue et revenir avec des écritures musicales inspirées, c'est un peu le processus insulaire de la dernière œuvre aventureuse d'Olafur Arnalds.
Son île à lui c'est l'Islande avec des âmes locales à choper et qu'il a rencontrées tout au long de ses sept semaines à rebondir sur sept lieux différents. Sept pièces musicales au bout des bilans des lundi, un disque, un film comme un clip.
 

Un album court, comme les nouveaux jours peaux de chagrin. Une onde musicale pour consoler nos peaux sans lumière. Des comptines cinématographiques pour l'hiver qui descends lourdement des nuits étoilées. De la musique qui semble provenir de toutes ces lucarnes éclairées posées au hasard sur un fond noir sans horizon.

Olafur Arnalds 2016 « Island Songs » label : mercury classics

lundi 28 novembre 2016

Colder 2016








Rock'n'Folk fète ses 50 ans, Magic fait une pause avant de revenir très bientôt, Traxx et Tsugi sont toujours là, pointus, à revendiquer l'électro un peu partout dans les nouveautés, et je me souviens du label Output découvert chez eux il y a plus de 10 ans.  Marc Nguyen Tan alias Colder sortait son premier album "Again" 2003 magnifique, "Heat" en 2005 et puis plus rien pour moi. Une decade de silence et Colder revient avec, comme un seul objet, deux grands disques d'electro-pop (le matériel de "Goodbye" date de 2009) ou pop-electro peu importe, qui auraient surement récoltés les lauriers des pages mensuelles de Magic.
 
Are We Fall; Echoboy; Poni Hoax et plein d'autres pensées aux côté de ce sombre son 80's tout neuf qui embellit le crépuscule. Le retour généreux de Colder est une cure de jouvence pour ce style musical que j'ai un peu délaissé depuis une décennie, c'est un obscur festin syncopé rempli de belles lumières acrimonieuses.

Le ciel est anticyclonique, je vais attendre les heures saturniennes pour me remettre ce double album en boucle.

Colder 2016 "Goodbye/The Rain" label : bataille music group














samedi 26 novembre 2016

Metallica 2016




Jchui pas sourd d'avoir l'ibuprof à proximité pour oser vous causer du grétal, la souris entourbée je clique à qui vieux mieux pour sortir de cette dégueulasserie absolue et jouissive.. ce son gingembre de tubercule affamée me pompe le plexus pour resté poli.

Je ne m'aventure pas à travers les méandres historique du serpent noir, la cuvée 91 la seule qui me vaille à moi, piètre touriste amateur de la féraille, et quelques âmes charitables me conseillent. J'essaye, je plonge, c'est comme une nécessité par moment, pas souvent, par endroit, quelquefois, je barfouille et scrache des riffs glaireux sur mon socle en branle, le carrelage en eau, la rosée du rosé, inondé par les baffles qui me grondent sur la gueule. L'infra basse a fait fuir les rongeurs, l'odeur des menthes hibernantes et même les colonies d'araignées planquées dans le coffre de ma sèche à nylon ont exilé.
La gorge et les pustules du parquet menacent le grenier d'un soufflage sans précédent. BA13 fissuré, la buche arrimée prête à partir..pourvue qu'elle soit bien dirigée vers le haut..mon plafond m'emmerde et je voudrais pas la prendre en pleine poire..quoique.
Impossible de sortir de ces murs, le truc est trop bon et je suis pétrifié en bas, juste au dessus du sous-sol qui happe et éjecte.

Me souviens plus si le métal a déjà été aussi bon du début à la fin du pneu que j'ai écouté.. mais quelque soit la température, l'ébullition, le surfusion, la liquéfaction cavalent après cette oraison libérale.. cette demoiselle menaçante qui aura raison de notre dégueulasserie à nous.

Totale confusion.


Metallica 2016 « Hardwired.. to self destruct »

jeudi 24 novembre 2016

Toy 2016




Un petit dernier pour la route.. on retraverse l'Atlantique pour atterrir chez les britons, des jeunots turlupinés par Big Star. C'est un groupe rock un peu moins easy que les deux précédents, plus Sonic, plus teenagers en mode enregistrement live et je me souviens de Soft Parade..le groupe.
« Clear Shot », leur troisième bébé d'une discographie entrecoupée d'une tonne de Ep's et singles, est un disque rock qui roule au diesel sur les routes humides et fraiches d'Angleterre. Lourd, gras, gris, gracieux, un peu de graisse pour les roulements à cordes et le jeu brute défile entre psyché et shoegaze … « Fast Silver » un sommet.
Du lourd passé entre leurs racines, Barrett, Logh, Sonic Youth, Big Star, Soft Parade, Stranglers (« Dream Orchestrator »).....


Je découvre Toy ici sur un label pourtant très répandu Heavenly, et boucle ainsi la trilogie rock du moment de bons disques du genre... 2016.

Toy 2016 « Clear Shot » label : heavenly

mercredi 23 novembre 2016

East of Venus



 
Folk et indie rock, et puisque nous sommes à partager quelques bons disques rock à la pochette grise de cette année qu'on a déjà hâte que l'autre se termine aussi, voici du rock neuf, un poil désuet, du son sépia de n'importe quelle année, des quasi-yeuves qui ont le gros Feelies sous la Luna.. pas du Dinosaur mais presque, en plus soft, made in New Jersey.
Ça paye pas d'mine, c'est juste un super bon disque rock avec un bon son du cru de l'année malgré les heures d'hiver à venir.





East of Venus 2016 « Memory Box » label : omnivore recordings

lundi 21 novembre 2016

The Amazing




Lee in Sweden, les balades de Minor Majority, le blues-rock d'Anders Osborne, la soul de Junius Meyvant, c'est The Amazing qui une fois de plus fait briller la musique du côté de la Suède.

Mélancolique et répétitif, une filiation avec Dungen, j'entends à travers le coton pop de « Ambulance » du The Czars, du Postal Service, Green Pheasant.... du gris de grande envergure. La grande discrétion du groupe malgré ses quatre albums embellit le cristal mou de leurs arpèges rock éthérés. Guitare/basse/batterie du nord pour un disque engourdissant très attachant, The Amazing est une très belle découverte qui colle à la pochette.





The Amazing 2016 « Ambulance » label : partisan records




jeudi 17 novembre 2016

Barbagallo 2016


 

Laisse tes ballerines et mocassins au placard, j'adore quand tu fais tes lacets, je vois ta culotte entre tes mollets. Ma rétine immolée, ta jupe en ballade, pas besoin de grand chose pour décoller, juste là comme ça le monde s'arrête de tourner quand tu fais tes lacets.

 
Arrête de dire qu'on a passé l'age, de regarder ailleurs si tu y es, qu'un quadra c'est cadré tu as le même âge que moi. De toute façon quoique je puisse regarder, partout tu y es. Mais quand tu fais tes lacets mon cœur, mon âme fait des ricochets et mon cerveau bidoche est ficelé, juste là entre tes mollets.
Faut pas grand chose pour passer une belle journée Fa Si La Sol Lacet Ré, un air, un morceau, une chanson qui entraine et fait adorer le gris passé le seuil. Un air qui flotte, une béatitude bêtasse, j'en oublie tout ce qui m'entoure, tout ce qui me fait regarder mes pompes quand j'y vais sans y aller.

 
J'ai presque oublié toutes les autres chansons du disque, je suis bloqué sur « Pas grand monde ». Je suis à tes pied, à ton monde, je ne vois que le beau dehors se dessiner entre tes mollets.
Un air innocent, comme un « Love qui peut », nous y allons, j'y suis depuis longtemps, l'art de la chanson, la magie d'une mélodie et d'un son. Tout le disque est super, l'horizon de l'autre côté de mon chambranle est beau, j'aime beaucoup quand il n'y a pas grand monde, et que par dessus tout, c'est en dessous que je me laisse doucement mourir entre tes mollets.
Hisser haut Barbagallo.

Barnagallo 2016 « Grand Chien » label : almost musique

mardi 15 novembre 2016

Joe Purdy 2016




Toute façon, la chape au dessus de nos tètes est souvent à ras la casquette, tant qu'on nous laisse les pâquerettes pour se poser le cul. Joe Purdy me Dylanne l'épiderme et un conifère caduque m' acupuncture les flans.
« Who will be next » est une virée country-folk délicieuse, un paysage désuet d'americana magnifique à soupirer.
Le violon de la chanson éponyme m'envoie direct à « Desire » mon préféré de Dylan. « Maybe We'll All Get Along Someday » comme déjà une contre culture qui bourgeonne et gronde.
Écouter le gris et reprendre le flegme d'une respiration lustrale sous le clavier, bercé par les cordes sèches d'une guitare en bois.
 

Je me suis mis Joe Purdy 2016 dans ma perf et ma lourde morosité statique danse à travers la brume de nos haleines.
Ce disque est un doux refuge comme on va chez Townes Van Zandt, un soin boisé parce que dans l'absolu on le vaut bien.



Joe Purdy 2016 « Who Will Be Next? » label : MC



dimanche 13 novembre 2016

Hallyday 82

 
« Blues Suede Shoes » sent le rance, la caisse qui pue, le mec bourré avant d'avoir bu, enfin quand c'est enregistré en Floride avec 3 guitares, 2 batteurs et un banjo à la Jojo, des mecs ravagés par la route sans feu rouge. Nashville, Bâton-Rouge avec une fille en jeans comme une silhouette qui bouge et qui rêve :( , yeah..une belle cure de wok'n'woll bouse. Pourtant le soleil passe toujours dans le même sens... où ça ?? de quel côté ??

 
« On va vous en donner du rock ».
« Quand ils auront fini leurs comédies
Quand les sermons seront bel et bien finis
Parce que le type qui prêchait peut plus redescendre
Du dernier gratte-ciel qu'est plus qu'un tas descendre

Je vais pouvoir enfin vivre vivre comme un sauvage
Et je vais pouvoir sortir sortir de ma cage
.... »

 
Jean-Marie Pottier a oublié Johnny comme prophétie, « une histoire musicale du 11 sptembre ».. « ..quand le gratte ciel ne sera qu'un tas de cendre ».. prêcheur, sermon, comédie... « On va finir par vivre comme des sauvages » si ça continue. Il va falloir qu'on se fasse greffer un plexus de plus si on veut continuer à ramer et passer les péages. Et puis « Mon Amérique à moi » de Philippe Labro.. et les oreilles prennent l'eau.

Mon Amérique à moi, c'est une route sans feux rouges
Depuis l'Hudson River jusqu'en Californie
Et dans ma mémoire, je conserve une silhouette qui bouge
Celle d'une fille en jean entre Nashville et Bâton-Rouge
Qui marchait en rêvant près du Mississippi

Mon Amérique à moi, c'est jamais les gratte-ciel
Ni les flics, ni les fusils, ni la drogue, ni le sang
C'est plutôt les enfants qui sur leurs vélos rouges
Distribuent les journaux aux portes des maisons
Y a des bouteilles de lait sur tous les paillassons


 

Y'a pas que Dassin dans la vie, y'a plein d'autres trucs tout pourris sur le rêve outre atlantique .. et pourtant qu'est ce que j'ai écouté ce disque en 1982, un de mes préférés de Jojo alors, les paroles c'était pas mon truc, et je m'en branlais de Reagan, des « durillons de comptoir », des « orages asexués ».. « Quelque part un aigle ».. quelque part un chacal, un charognard, un hyène.. quelque part quelque chose de Tennessee de tout pourri, puis on repart ainsi font font font.... bientôt près de chez nous, les liens et transitions sont faciles.
« L'hosto », « Cure de Blues », « Montpellier ».... wok'n'woll.... quelque part quelque chose, un album rare, très méconnu.. 30 ans que j'avais écouté.. je lis « Ground Zero », j'ai entendu l'actualité..
ça craint, on titube avec nos mauvaises habitudes.. perde la boule en écoutant un chanteur pas cool.. grosse envie de s'en prendre une grosse grosse... une Caisse.


T'es comme une caisse qui s'traîne
A quatre-vingts de moyenne
Sur une autoroute tout droit
Tu vois donc pas qu'tu t'noies ?

T'es comme une vie qui se mène
De semaine en semaine
Tu sers à qui, tu sers à quoi ?
T'es qu'une mauvaise gueule de bois

T'es qu'un type qui titube
T'es qu'une mauvaise habitude
T'es comme un film sans fin
Tu vois donc pas qu'tu crains ?

T'es comme un duel raté
Un camion déglingué
Tu n'as rendez-vous avec rien
T'es même pas le dernier train





Johnny Hallyday 1982 « Quelque part un aigle » label : phillips