mardi 29 septembre 2015

Vintage Trouble



Rien à battre, ce disque est très bon, ça shlingue les clichés rock'n'roll, ça racole grave vers le poussiéreux, ça zyeute et louche sur l'usé, c'est blues avec du rythme, un peu de rock et de la pop, c'est efficace et bateau, mais z'ont un sacré talent les p'tits gars de Californie.

 
Même si le premier album était plus soul et sensuel, celui là envoie et pulse dans le retro une fois de plus. Et ils le savent ces sacrés p'tits gars qu'on ne se lasse pas du retro, de nos cerveaux martelés aux rythmes d'alors, des inconsciences rockeuses de jadis, des bons disques burinés aux couleurs de naguère. On n'en sort pas..ou plus.
Le pire, c'est qu'on n'en aura jamais fini et pourvu qu'ça dure.
 

Je découvre comme un effet qui est cool, les deux albums de Vintage Trouble grâce à la sortie ces jours-ci du nouveau tout neuf et tout frais, comme un remugle d'avant hier.. « 1Hopeful Rd »

Vintage Trouble 2015 « 1 Hopeful Rd » label : blue note



vendredi 25 septembre 2015

Gary Clark Jr



 
On reste dans la course des albums les meilleurs de cette année. Au rayon blues rock soul, un obus vient de tomber dans les bacs et risque de faire quelques dégâts, le minuteur est en branle. C'est le genre de son qui peut faire oublier la longueur des nuits qui ne cesse de s'élargir. Affolant, endiablé, bouillant, infernal avec pour ne rien arranger, un son énorme.

C'est Gary Clark Jr avec son deuxième album, comme une perfection dans le genre. Une myriade de références pour un disque dans les starting-block près à en griller un bon paquet sur le sillon des préférences discographiques 2015. Méchamment bon.


Gary Clark Jr 2015 « The story of sonny boy slim » label : warner

mercredi 23 septembre 2015

The London Soul



 
On passe aux choses sérieuses, on reste sur les îles britanniques juste pour le nom, car le meilleur album rock de l'année sort ces temps-ci sur l'autre continent.

 
Des amerloques qui jouent du rock comme des british.
 

Comment dire … Un mélange de Lenny Krawitz, Led Zep, The Coral etc avec une facilité à envoyer facile. Du coup, ça fait plus anglais que USA, « Here comes the sun »..pas loin.. l'amalgame est assez jouissif.
Peu importe, c'est un pur disque comme à l'époque, celle des 70's plus ou moins, enfin plutôt moins, fin 60's aussi. Même la pochette semble d'époque.

Bref, LE disque rock 2015 ?

The London Souls 2015 « Here come the girls » label : feel music group
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lundi 21 septembre 2015

David Gilmour 2015



Quoi d'autre après l'abattement que j'ai ressenti à l'écoute du nouveau Pink Floyd ?
Quoiqu'il arrive, ce mec là est lent, depuis combien de temps ce petit gimicks/jingle résonne sous nos voûtes bétonnées ?

 
« Veuillez attendre que le train soit arrêté avant de descendre »... qu'est ce que j'aime tout ce que les Floyd ont réalisé jusqu'à « Division Bell ». Ah ouaih, Division, je savais pas avant de lire les crédits que le cru 2015 était en fait strictement des rebuts de cette période là, là où tout s'est arrêté. Il aurait du s'appeler « Division Bell bonus »..ou « Archives vol1 ».
« On an island » 2006.. tellement affamé à l'époque qu'il restera pour moi anecdotique. D'ailleurs il l'est.

 
« Veuillez ne descendre du wagon que s'il s'est arrêté devant un quai »... ne pas s'étonner si un avion s'écrase derrière la scène, ou si un gros cochon rose plane au dessus de vos cranes.
J'ai vu il y a deux ans les deux cheminées pas loin de la banlieue de Wimbeldon, sous un ciel clair, tout semblait lustré et capitalisé et normalisé. Des bureaux. Une virée pour rien.. mieux vaut la pochette animale. Révolu.

 
Autant j'ai adoré "David Gilmour" 1978, autant « About Face » 1984 m'a laissé septique.

Les mecs ont dû faire un stage communication pour asséner de telles inepties à chaque arrêt de gare, et même en pleine voix d'ailleurs.. le train s'est arrête inopinément en pleine voix, n'essayez pas d'ouvrir les portes pour rentrer chez vous ou courir vers la pointeuse sur les cailloux gris jonchant les traverses de bois. Mais ça fait combien de temps qu'on entend ce tin tintinlin sncf ?? il a mis combien de temps pour être inspiré par le bruit des gares ?? Et Waters, il est où ?? resté collé au mur ? sur un voix de garage ?

 
Faut respecter la norme à la lettre, le contrôleur parle comme un âne aux brebis, matin, midi et soir, à chaque gare. Faut éviter le procès pour le cas où un con descendrait du train en marche, tout comme la notice des micro-ondes qui déconseille au mémères d'y mettre à sécher leurs ienches. Ou alors c'est un conseil ?? 3h de retard on s'évade ??

 
Faut se tenir à carreaux et écouter des litres d'inepties pour tenir, paraît -il, le train est devenu un trajet réalité avec des comportements qu'on tolère, du savoir vivre et de la politesse qu'on vomit, le principal c'est d'obéir aux normes, de hurler si on voit une valise sans personne menotté avec, de se taire serrés quand on est tous dans un demi train à se haïr ou se toucher le cul et les bras moites, de lire ces alibis foireux disponibles sur un dérouleurs informatique pour expliquer que le climat est exceptionnel, alors que le ciel est magnifique, sans une goutte ni vent, avec un 16°C sur le quai immobile. On cherche dans le ciel superbe une explication.
Tiens, mon quai a été raboté à cause du bombardier nouveau qui se balade avec un gros cul. Bordel, les normes, afnor, iso, côtes, expérience, savoir faire... c'est où ?? Où est Pink Floyd ?

Ah.. une branche sur les caténaires, des feuilles sur les voix, du gel sur l'aiguillage.. c'était comment la météo avant ?? du temps où l'on pouvait ouvrir un muscadet dans le wagon fumeur ?? crapoter et se faire sucer l'oreille. A quand l'interdiction du big-mac dans les trains.. ça c'est une nuisance.

 

Merde pourtant, j'adore le train, mon pépé roulant faisait siffler sa loco sur les mêmes rails que mon trajet à moi, j'aime ce son qui roule, ces idées floydiennes qui font planer ou progresser.. Mon pépé est parti en 99, il aurait pas aimé sa feuille de route, avec ses discours à la con à transmettre... Le Floyd n'aurait jamais dû résister au déclin.

Veuillez éviter d'écouter « The endless river » si vous êtes des amoureux du Floyd..Veuillez ne pas monter dans le train quand il est en marche, veuillez ne plus mettre l'oreille sur le rail pour savoir s'il arrive, veuillez enlever votre slip avant le doigté.... ouverture facile.



Quant au nouveau Gilmour, « Rattle that lock », les morceaux finissent décrescendo, comme un train qui tombe en panne en pleine vitesse. Je suis allergique à ces fins qui tombent parce qu'on ne sait pas comment les finir, qu'il n'y a plus de jus ou parce qu'il faut respecter un certains format... « Beauty » qui finit ainsi, comme une censure. Gilmour, Floyd.. c'est du concept, du progressif, c'est pas un mec derrière la vitre qui baisse le son.

A quand waters qui chante « j'aime mon banquier ».. il faut voir comme on nous parle.. comme on nous assène sans que l'on ne conteste en rien ces flots de phrases assassines, cet abêtissement pour voir si on réagit, du vide comme un rap quotidien à subir alors que l'on a juste envie d'y aller peinard....

Il a pourtant l'air en forme et inspiré le Gilmour, je suis sûr que je vais finir par l'adopter ce disque, comme j'aime prendre le train tous les jours et m'enfermer dans cet alcôve personnel à écouter des tonnes de disques. Y'a trois ou quatre superbes morceaux mais qui finissent décrescendo donc. « In any tongue ».. surement un sommet. Il va peut être me rentrer dans le crane comme un gimmick lancinant, ou peut être qu'à chaque annonce je verrait dorénavant un cochon planer dans le hall de ma gare à l'architecture anti-sismique. Peut être que demain matin, j'aurais « Animals » dans les oreilles alors que je poserai mon premier pied sur le quai.. et puis au moins lui il bosse, enfin, lâche un peu, l'autre est toujours resté collé au mur.

David Gilmour 2015 « Rattle that lock » label : parlophone




samedi 19 septembre 2015

Ballaké Sissoko & Vincent Segal 2015



Et bien voilà, sans m'en rendre compte, j'ai peut être dressé un chemin vers cet objet divin sans savoir où j'allais, tout ce blues, ce cheminement folklorique des terres sèches vers le littoral de tous les continents, pour aboutir à une synthèse, l'apothéose.
Peut être je savais que quelque chose allait m'attirer vers cette nuit là, lumineuse et ancestrale. J'avais dans mon cheminement musical la certitude inconsciente que l'émotion serait empirique, une étoile à suivre pour voir sous la voute aveuglante la rencontre des cordes de deux artistes d'hémisphères qui s'entrechoquent.

 
Reims et Bamako jouent avec la pleine nuit. Ces deux hommes se comprennent depuis longtemps déjà. C'est un métissage ou une conjugaison, une fusion, un amour des notes et des ambiances.
Peut être que les nuits sont partout pareilles, les étoiles sont les mêmes, seules les senteurs et les bruits chambardent. Et si les nébuleuses tournent, les parfums eux s'entremêlent. La légèreté d'une corde de Oud et la gravité d'un violoncelle.

 
Eh bien, si ECM est une promesse de voyage, No Format est une espérance d'excursion humaine.
Je dois être naïf pour croire ainsi en toutes ces auberges magnifiques, ceci dit, plus j'avance sur ma sente aveugle, ma quête improvisée d'illusions , plus j'entraperçois cet aboutissement, ce désir parfait d'un art authentique et céleste.

L'eau à coulé du ciel vers les mers pour rejoindre la vérité musicale un peu partout. Buddy Guy et Ballaké, Haynes et Segal, Okland.... je sais pas comment je suis arrivé sur cette lustrale « Musique de nuit », mais le chemin fut délicieux.
Une véritable pépite.

Ballaké Sissoko & Vincent Ségal 2015 « Musique de nuit »
label : No Format




vendredi 18 septembre 2015

Nils Okland Band



Seules les cordes celtiques restent, plus que tout, quitte à en perdre le blues des terres, des lopins de poussières un peu plus à l'intérieur.
C'est du littoral que Nils Okland fait à nouveau chanter ses bois et ses espaces ancestraux. Des écores balayés par les bourrasques, on entend le violon chanter la houle.

Dois je le rabâcher, ECM est une promesse de voyage, d'une expédition fantastique, voire d'un pèlerinage. Le celtique s'étend des côtes du grand nord vers les chaudes plages d'Afrique. Pour le coup, avec « Kjolvatn » est un chaud et froid, un clair-obscur religieux et séculaire. Des troubles sur l'endroit où nous sommes, proche de la côte en tout cas. Une danse planétaire, pas loin de l'océan. Jazz ou classique, world ou folk ? C'est absolument tout à la fois.

La promesse est tenue, nous sommes chez Nils Okland, chez ECM, impossible de résister, on ne peut que succomber, même devant la pochette.

Nils Okland Band 2015 « Kjolvatn » label : ECM

jeudi 17 septembre 2015

Warren Haynes 2015



Un autre blues, pour un autre paysage, histoire d’épouser le ciel qui dégringole sur nos bobines, celui de Warren Haynes. On garde les plaines du bayou et on se rapproche du littoral. Warren propose un double Lp avec un banjo et un violon façon Mellencamp péruiode "Big Daddy", juste histoire de mettre un peu de sel sur les accords ancestraux.
 
C’est presque acoustique, quasi folk, ça va pas chambouler la discothèque, c'est tradi, mais ça va faire chanter les averses. Comme on sirote un bon cru, « Ashes & dust » coule abondamment dans les caniveaux et sur les bords des routes, le genre de musique bateau avec laquelle la pluie battant nos fronts ne dérange plus.
Les Railroad Earth sont venus embellir ses morceaux écrits depuis plusieurs années. Imaginons un derby comme ça par exemple, un JLMurat avec un groupe pas loin pour un double album, The DelanoOrchestra. Même principe, sur un autre continent. Il ya même une reprise des Fleetwood « Gold dust woman ». Ça passe tout seul, c’est ouaté, classique, complètement évident.
Warren Haynes 2015 "Ashes & Dust" label : provogue


samedi 12 septembre 2015

Buddy Guy / Seasick Steve / Albert Cummings 2015





 
« Les samedis sans soleil n'existent pas, même juste un rayon furtif arrive toujours ». Cette phrase de ma grand-mère, j'y pense très souvent quand au petit matin d'un nouveau week end, j'émerge sous un ciel de plomb et pleurnichard. J'attends la percée radieuse.
L'occasion pour ce déluge ci de sortir une bonne caisse de disques, en douceur triée, des Tom Waits, des Richard Hawley, des Grandaddy ...
 
Il est 13h30, le soleil vient de frapper aux fenêtres trempées, l'éclat est fantastique même pour quelques minutes seulement. J'attaque une poignée de bons disques de blues debout depuis l'aube avancée, juste pour chanter le soleil du samedi que ma grand mère aimait tant attendre.
Trois des meilleurs qui, en ce moment sont accrochés sur les promontoires des nouveautés blues, trois styles différents, trois brûlots de grattes endiablées.

 
Les slides crades de Seasick Steve le paysan californien galopent comme une diablerie chamanique, partagés entre fibre classique et l'envie de salir le son à la ZZ Top ou de rendre fou comme les braises de Xavier Rudd. Le son est énorme, acoustique et « Your Name » une tuerie façon Chris Rea. Quel pied cette glissade barbue sur l'eau salée qui fuse en vagues comme les battements cardiaques menacés.

 
Du Massachusetts, Albert Cummings lui est plus mitigé, plus classique dans le style, comme un blues blanc aux allures rock avec un son live sec et une intro monstrueuse « No doubt » qui donne des palpitations et colle au mur. C'est bateau, efficace, ça défile, guitare basse batterie clavier.

 
Et voici l'apogée, la montée vers les nues, vers le grand fleuve qui lèche les racines. Le nouveau Buddy Guy est une pépite blues d'une finesse extrême. Le son est absolument sublime, c'est un touché, une patine, « Whiskey, Beer & Wine » à approfondir, ZZ Top est là pour un duo torride, Kim Wilson, ainsi que la voix magique de Joss Stone histoire de balancer une sucrerie dans le limon. De Buddy, rien pour moi depuis « Blues singer » 2004, c'est son grand retour avec ce roulage de pelle à sa gratte, comme il se doit, avec la langue. Ce mec était né pour jouer de la guitare.
Je vous assure Buddy comme une résurrection.

Le soleil est venu nous caresser l'échine quelques secondes à peine, suffisamment pour que je pense à ma grand-mère, pas de samedi sans une goutte solaire, et pourquoi pas un samedi sans un air de blues.
Trois albums nouveaux en boucle pour cette journée de blues à peine éclairée, cette poignée d'heures à chercher la lumière à travers des vitres de morosités. Le déluge est versé, et soudain il fait grand soleil pour dire les 15°C de nos jardins. J'ai ouvert les battants pour que les accords de là bas dansent la douceur moite d'un été qui lutte.

Buddy Guy 2015 « Born to play guitar » label : silvertone RCA

Seasick Steve 2015 « Sonic soul surfer » label : bronze rat

Albert Cumming 2015 « Someone like you » label : blind pig






jeudi 10 septembre 2015

Hauschka 2015



Après une longue nuit à regarder la lune fuir les premières lueurs, j'arrive à demi éveillé sortant de mes belles étoiles pour voir un peu plus loin, le village renaître et la grande ville auréolée tout au fond, abandonnée à nouveau.
Pâle, la réverbe lunaire erre vers une autre danse solaire, les flaques vont s'éclaircir.
Hauschka à nouveau chante un réveil revisité, sa musique est fraîche, enlevée, une naissance sur l'horizon. La constellation urbaine s'éteint, avant la prochaine lune. A peine un field recording sur ses notes classiques.

Dans cette ville au loin, Devendra Banhart est venu déguster ce son, pour le dire aux autres, ainsi qu'Eluvium et leur dimension, des invités, des contemplateurs.

Hauschka 2015 « A NDO C Y » label : temporary residence
 

lundi 7 septembre 2015

Max Richter 2015




Une ode merveilleuse  aux nuits qui s’étalent sur nos jours, doucement, surement. Un hymne néoclassique à la lune qui refroidit l’obscurité gourmande.
 
Tellement de musique pour le cinéma depuis les saisons de Vivaldi revisitées. Un album à lui, juste pour conter le sombre, du crépuscule à l’aurore.

 

Max Richter 2015 « Sleep » label : Deutsche Grammophon

jeudi 3 septembre 2015

Tony Joe White





 
Pourquoi je me sens si bien dans ces albums là ? Y'a pas chez marmiton la recette idéale du disque parfait? même Annie n'y a pas déposé la liste des ingrédients de sa salade.
Il suffit que je me retrouve seul chez moi pour mettre un Tony Joe, « Black and White »..tiens, je ne me suis jamais vraiment étendu sur cet artiste là..et pourtant. En parlant d'Annie, j'ai découvert ce Cow-boy de la Louisiane en 1984 via Johnny à Nashville.. y'a pas de sot métier, ni de drôle non plus. En fait ce double opus de Jojo est assez rare, l'underground écart de sa carrière pas encore réédité..et pourtant...du Bob Seger, des duo avec des bons zicos d'outre-atlantique.

Bon, je m'égare.. pourquoi rien ne me froisse jamais chez lui, pourquoi je n'ai que très rarement accroché sur Elvis en général ? « Tony Joe White ...Continued »..mêmes effets....et le « Tony Joe ».. rien à redire, idem, un régal. C'est peut-être l'effet 69 un poil avant 68 et qui déborde sur 70 légèrement.. peut être un peu de Mickey Newbury en arrière plan, beaucoup de blues en plus, du chien, de la soul, du feeling. Je sais pas pourquoi ces trois albums défilent comme on roule des rubans de route de vastes terres sans douter de l'endroit, et même ses derniers opus m'ont remis sur la banquette.
C'est sans paraître plus que ça, et ça envoie comme un diable, c'est gentil et infernal, sanguin et aride, suave et fermenté. C'est comme un triple vinyl, fidèle, essence essentiel. Il fait tiède avec cette chape de soleil humide, préliminaires automnales,  je déguste les trois sans modération.

Sinon, à part ça, je ne vois pas. Je me demande toujours pourquoi les albums ordinaires de Tony Joe White me vont comme un incendie.


Tony Joe White 1968/69/70 « Balck and white », « ..continued », « Tony Joe »
label : monument