mardi 31 mars 2015

Ron Sexsmith 2015



On reste dans la romance, l'écriture sirupeuse avec une voix confortable, des petits airs en bouille McCartney qui s'effilochent depuis 1991 avec une belle abondance douillette.

Il est canadien, c'est de la chaise longue qui berce dans un paysage assez discret et reculé.
Ron Sexsmith manque peut être de charisme, les pochettes d'originalité, c'est extrêmement fidèle Ron Sexsmith.. faut juste aimer écouter son assiduité glucosée, sa pop de poupard que j'adore laisse diffuser depuis pas mal d'années. Un manège de son nougatine délicieux à croquer.

Ron Sexsmith 2015 « Carousel one » label : cooking vinyl



lundi 30 mars 2015

Tobias Jesso Jr.



 
Ce mec est bourré de références. Une fois de plus il est discutable de balancer les étiquettes pour parler d'une œuvre, d'un opus, mais comment faire mieux pour cerner, démontrer ou justifier ?

Quel bel album, noir de monde... on le dit Lenonnien, et moi j'entends Elliott Smith qui chante du McCartney.. c'est peut être la même chose. Du Randy Newman avec une touche de Mercury Rev sur le troublant « Without you ». Je lis Harry Nilsson, et je vois plein d'autre voix jouant avec leurs touches noires et blanches. Des troubadours collé à leur piano.
 

Il n'empêche, « Can we still be friends », c'est de la pure plume Macca...

 
Tobias Jesso est un jeune baladin en herbe pas moderne pour un rond, c'est presque déjà un classique de songwriting revival comme un grain de gène qui se dépose et chante avec l'air du temps. Adam Green avait déjà procuré cette impression intemporelle dans sa pop « Friends of mine ».
 

Ed Harcourt, Tom McRae, Aqualung...Tobias Jesso, un petit coup de cœur, le petit nouveau des enchanteurs à l'orée d'un piano. Totalement méconnu, avec cette solide impression de tout connaître de lui. Un album sans âge.

Tobias Jesso JR. 2015 « Goon » label : true panther sounds

dimanche 29 mars 2015

Black Yaya



Qui se souvient de « Turn off the light » ?
Le Lo-Fi des HD s'est volatilisé en très basse fidélité ludique synthétique. Herman Düne n'est plus. David-Ivar évolue, il est ailleurs, très loin d'André qui garde précieusement le flambeau. Dans les bacs il n'en reste plus qu'un de visible et je préfère Stanley Brinks à Black Yaya.

« Black Yaya », on dirait du Lennon période « Menlove avenue », ou « Mind games » produit par Sébastien Tellier.

Black Yaya 2015 « Black Yaya » label : city slang


vendredi 27 mars 2015

Handsome Jack



 
Au blind test chez un pote féru de gros rock, j'ai balancé illico « un Ozzy Osborne truc blues juste un peu avant l'agonie »...
 
Après quelques sobriquets plombés qui ont alourdi mon age entamé, on m'a jeté à la face la pochette inconnue des Handsome Jack. La pitié des uns et la rage de mon échec ont fait que je suis rentré avec l'opus aux guitares blues rock qui sentent la transpiration et qui mouque de la godasse. Il passe en boucle depuis, juste pour vibrer avec mes idées de bucheron des villes dans mes désappes salement propres.
 
Même si on était tous bien amochés, la comparaison avec les Stones ZZ Topé a fait fureur. Va falloir qu'on en reparle ensemble, les rares cheveux shampouinés, les idées claires et que je ramène ma science après coup, juste histoire de se vortexer le scrutum une fois de plus autour d'un gros disque blues rock 12 ans d'age. Et j'aurai beau asséner qu'il s'agit d'un premier album et qu'on ne peut pas tout connaître, j'en aurait pour mon grade et les souvenirs de tout ce que j'ai dit ce soir de blind test imbibé rechuteront sur mes rotules vieillies.
« Do What Comes Naturrally » guitare basse batterie buffle salement burinées.


Handsome Jack 2014 « Do What Comes Naturally » Label : alive records

jeudi 26 mars 2015

Pete Molinari 2014



 
On quitte l'épure décalé pour l'ultra produit et la luxuriance sonore. Pete Molinari chante le blues roots avec dans ses gènes Dylan, Guthrie, Kerouac. Pourtant il est anglais avec une prédilection adolescente pour Oasis et Nirvana.
Un p'tit jeunot qui bouffe de la racine et s'époumone comme un dieu avec une voix puissante et fraîche. « Theosophy », c'est les 50's, 60's avec un gros son, « I got mine » et je pense à Roy Orbison.
 

La première partie de Richard Hawley et Dan Auberbach (présent sur cet album) il y a quelques années et c'est parti. C'est son quatrième album et c'est vachement bon.
Avec l'insolence et la facilité, le jeune anglais aux origines italo-Egyptiennes reluque vers les States et sa culture ancestrale. J'entends aussi Findlay Brown quand il a quitté son folk lumineux pour du rock'n'roll ancestral outre Atlantique.

 
« Theosophy » démarre sur des braises, « Hang my head in shame » est une tuerie. Barrie Cadogan est là aussi, Pete coincé entre Little Barrie et The Black Keys fait des miracles. « Easy street » tue aussi. « What i am i am » pour danser avec des ailes.

C'est un grand disque intemporel de grande envergure.


Pete Molinari 2014 « Theosophy » label : cherry red


mercredi 25 mars 2015

Ignatz



Tel un cabot aux babines baveuses, je m'approche de ma niche sans savoir pourquoi je m'en étais éloigné, ni si je vais y retrouver mon foin.

Bancal plus encore qu'Eric Chenaux, et à la manière de Devendra Banhart quand Michael Gira l'hébergeait sous son aile de jeunes dieux, j'écoute ce blues déglingué à l'état pur sans fioriture.
C'est un son de labeur poussiéreux sans confort aucun, un isolement expérimental dont il a l'habitude.
Il est seul avec sa guitare et prend à chaud ses morceaux comme pour survivre et ne rien perdre pour le cas où. Et il fait ce qu'il veut, à sa façon, à l'ancienne. C'est presque de la poésie avec une certaine douleur qui fait de ce blues bancal une musique viscérale.
Les doigts jaunis sentent le goudron, les accords la dérive, c'est un bœuf tribal à l'abandon.

J'ai découvert Ignatz chez (K-RAA-K)3 records en 2005, déjà complètement acidifié à l'époque. C'était le tout début. Il est passé chez Fonal, pas moins barges.. du Dylan en mode défoncé avec dedans des airs de blues Malien, accompagné d'un violon acerbe, à la Velvet.

Ignatz 2013 « Can i go home now ? » label : fonal

lundi 23 mars 2015

Eric Chenaux 2015



La poussière de pollen portée par l'air sec ultra « particulée » est venu pratiquer ma platine. Les muqueuses tiennent le choc et je pense à mon clope que je pourrais retrouver pour l'occas, histoire de me fondre, me noyer dans ce ciel bleu laqué par la respiration urbaine.

 
Distorsion, contrainte alvéolaire, la musique d'Eric Chenaux cette fois-ci plonge dans un trouble acoustique comme on aperçoit un oasis sonore délicieusement fou. Claviers mous, guitares asthmatiques, lumières aveuglantes et voilées, les chansons de « Skullsplitter » cherchent la plénitude respiratoire à travers un trouble pulmonaire endormi. Même la basse de « The Henri favourite » déconne à plein tube comme un soleil éclipsé qui peine à revivre. « Have i lost my eyes » le trouble est captivant, le solo azimuté.
 

C'est un équinoxe déglingué par une lune dézinguée. J'en redemande.

J'entends du Nick Drake à travers un jazz blues décalé comme Vincent Gallo sur « When ». J'en veux encore.

 
Eric Chenaux propose son cinquième album sous la constellation de douces volutes psychédéliques à peine visibles.. ou alors c'est mes yeux.

Eric Chenaux 2015 « Skullsplitter » label : constellation

jeudi 19 mars 2015

The White Birch 2015



 
Avant toute chose, la pochette de cet album est superbe, le genre de détail qui peut fausser une écoute, vriller les chansons.
Hors, The White Birch avait déjà ravagé mes émotions à l'époque de « Star is just a sun »...quel titre !!.. et plus encore avec les profondeurs gelée de Portrait of David, le projet solo de Ola Flottum le norvégien.

Pour tout dire, j'avais un peu oublié ce slowcore paradisiaque toujours hébergé par Glitterhouse. Et pour reprendre l'engourdissement de Sanfilippo, The White Birch attaque l'oppression par le limon et la voute biliaire. Il y a la voix en plus, un chant analgésique qui sied à merveille les cordes molles.

 
 
 
Cette fois-ci, The White Birch a embellie son piano d'un violon qui se dissout dans la tourmente mélancolique. Je crois que c'est à peu près exactement tout ce que j'imagine entendre de la mélancolie idéale. Il me happe vers les fièvres figées de Get Swell Soon, Musée Mécanique, Melpo Mene, Perry Blake, Matt Elliott....

Je se morfond dans la contemplation, complètement seul, et si à l'oreille je décante, au regard je m'effondre dans le contentement, naufragé dans l'herbe grasse et affamée. Je m'abandonne à la perméabilité des choses douces et trempées.
 

Tout le poids du printemps valse mollement sur les trois temps de « The weight of spring », et sur cette envolée biologique lourde à porter, l'arrivée du printemps comme un désir à maîtriser. La brume est toujours là, le givre, le vent, le soleil qui attend que les grandes marées passent pour nous brunir la peau.
Cet album est une duveteuse paralysie hivernale quand on sait que tout tend à boire, à assécher les socles, que le printemps régente déjà sous des ciels voilées. Le final « Spring » est la BO d'un crocus qui souffle sa poussière dorée sur la boue qui rend l'âme. Les chose regorgent, la terre redevient généreuse, The White Birch dessine cet horizon en transition.

Rien n'est faussé, la pochette est aussi belle que l'écriture d'Ola Flottum.

The White Birch 2015 « The Weigh of Spring » label : glitterhouse



mardi 17 mars 2015

Bruno Sanfilippo 2015



 
Un ballet de chambre pour un paysage en huit clos, « Inside life » est une plongée crépusculaire à travers les matériaux cellulaires qui vagissent autour de nos membranes. Notre cycle n'est pas le leur et l'on peut écouter ce tableau à n'importe quel moment de la journée à la seule condition qu'elle décline, ou qu'elle renaisse.

 
C'est à nouveau le temps qui s'arrête sur un paysage électro-acoustique bucolique, un néo-classique qui crépite et flotte comme du Vangelis, du Eno d'une autre galaxie, du Max Richter. Des ondes, un piano, un violon, des lumières pâles et profondes. Quelques programmations en dentelles, des sons vaporeux sur des notes éthérées.
C'est beau et planant, aérien, « Camille » est là comme un esprit, un opéra fantomatique.

 
Bruno Sanfilippo est un pianiste argentin, le violon est son fidèle collaborateur Julian Grassow, le toit, Dénovali.


Bruno Sanfilippo 2015 « Inside Life » Label : AD21 music / denovali


samedi 14 mars 2015

Dominique A 2015



Beaucoup de lumières chez Dominique, depuis bien des lustres. Plein de couleurs aussi, une palette par opus. Voici l'ocre doux, la dorure des écritures, l'or cuivré du bois des cordes, le vernis. Le vent des lueurs est sur la terre cette fois-ci, celle dont il a fait sienne et qu'il retourne comme le ressac et la herse.
La terre lointaine et neigeuse reflète la chaume empourprée du ciel, les murs crépis d'eau croupie, la profondeur d'un malt trouble, d'un blé qui va bientôt jaillir.
 

La fidélité de Jeff se lie au retour de Sacha, comme un doux bilan de stature bien bâtie. L'idéal. Un tangage qui s'impose comme on va vers l'océan. Dominique A comme un équinoxe, le pouls époumoné, le cycle printanier, l'Oklahoma comme un Colorado provençal, un disque comme un métal noble.

 
Ce midi, je suis allé chez mon disquaire comme l'orpailleur à l'affut d'une pépite annoncée. Mon oreille en batteuse d'or fouine et farfouille, et tombe sur un disque extraordinaire, attendu. Le cyanure dans la solution pour extraire, le pétrole sur la chemise, le crane blindé pour les bacs, c'est « Eléor » qui déboule, héraldique, éolien à nouveau. Peintre, littéraire, en plus.

L'or c'est l'océan, le sable qui jaunit l'émeraude du rouleau, le rocher écumé, la dune brûlante et chevelue, c'est une humeur douce qui épouse un cobalt ambré, c'est une coque écaillée et des yeux brûlant, et toujours cette dune sous ce long nuage blanc, c'est doux pareil.
Pour garder l'or il faut voir l'océan un pieds dans l'ocre ou sur la pierre.

« Autour d'Eléor » le bonus, encore plus doux encore, planant, cinématographique, engourdissant.


Dominique A 2015 « éléor » label : cinq7



 
 
 

mercredi 11 mars 2015

Devon Allman


 
Dans la famille Allman je demande le fils.
Dans la catégorie blues rock soul et la voix qui va avec, je propose Devon.
« Ragged & dirty » est un album bâti pour avaler du bitume dans une caisse sans option. Du Paul Wellers en plus crade « Travelling », des bons zicos et du son amerloque.

 
Devon dans la fratrie, c'est le fils de Greg et ça bucheronne sévère dans ce blues bleu aux vapeurs maltées.

Devon Allman 2015 « Ragged & dirty » label : ruf

mardi 10 mars 2015

Robi 2015



Le fauve clinquant et chaud disparaît sous les frimas pop de Robi, un noir noyé par un teint blême et une lumière mélancolique et métallique.

Robi pour moi c'est toujours un voyage entre Arielle et Jeanne Balibar avec un son 80's aride et hypnotique.

 
Aucune espièglerie ici, « La cavale » plaque sa violence froide sur la carotide, la nuque cognée sur un mur de fonte. Si Luce est chaud, Robi est fou.
Les nappes plombées, les programmations syncopées, les lèvres rouges, c'est une danse belle et torturée sous de jolies fossettes blanches.

Jeff Halam n'est plus là, Dominique A non plus, elle vole seule juste après ce tremplin fantastique.. écriture, compositions, Robi resplendi gravement, magnifiquement.


Robi 2015 « La Cavale » label : AT(ho)me

lundi 9 mars 2015

Luce



 
Deux chemins s'entrecroisent. Mathieu le drain vers Luce. Cet album m'a embarqué dans la fraîcheur guillerette. Absolument impossible de ne pas être séduit. Impact idéal, le ludique de lui pour Luce, le pétillant à elle en bogue qui pique à peine en douceur pour la muse de la plume qui se lâche. C'est toujours une belle écriture Mathieu.
C'est impossible de ne pas sourire, de ne pas craquer sur cette fusion de poésie primesautière maquillée d'une voix affriolante.

 
Elle est coquin, espiègle, elle est chaud et chou.. Luce est craquant.
 

Mathieu ? j'écoute « Super » et « Michel » en boucle, l'opus 2012 était super aussi, même si quelques chansons pour moi, c'est pas pour lui, trop verte. Il a trouvé son elle à dire, elle son lui à soupir, c'est l'essence même d'une telle collaboration. J'ai le septique en berne, balayé par cette fraîcheur insolente, j'écoute cette délicieuse petite friandise acidulée à croquer à tout age, sucré et enrobé, juste parce que dans l'air, c'est le printemps. Même pas besoin de dire que j'écoute Luce parce que j'aime beaucoup Boogaerts, ce fut juste le drain le Mathieu, et la Luce incendiaire qui fouille les cranes et chante comme le merle réveillé autour de mon parasol arc-en-ciel fraîchement sortie de sa grotte.




Luce 2015 « Chaud » label : tôt ou tard

mercredi 4 mars 2015

Bastien Lallemant 2015



C'est toujours noir de monde BastienLallemant, influence Dominique A, Bertrand Belin, et même Gainsbourg... et pourtant c'est tellement lui à chaque fois.
Il y a foule aussi dans les crédits.. Seb Martel, Françoiz Breut, JP Nataf, Albin De La Simone..puis dans les remerciements; Pascal Parisot, Arnaud Cathrine, Jill Caplan..et tant d'autres encore.

Mais c'est toujours la patine Lallemant, ses albums à lui.. ses histoires intimes et fantastiques, avec ici un son décuplé, une dimension pop sur de la chanson d'ici. On est totalement englué dans son histoire cinématographiquement musicale. Un album à la pochette grise comme Murat l'an passé, avec des noms communs dans les titres.. « Le Fossé, L'ombre, L'attente, Les fiançailles ».. des tranches de quotidien superbement emballées. Avant, c'était « Les fougères, La plage »..sur son magnifique album concept de 2009 « Le Verger ».

« La maison haute » vient de sortir, un délicieux disque de par ici, pour se laisser envahir de petites histoires adorables.

Batisne Lallemant 2015 « La maison haute » label : zamora

dimanche 1 mars 2015

Bill Withers 72



Le compte à rebours a commencé, c'est le premier jour de mars comme un symbole. Les bourgeons sont là depuis quelques jours en sourdine, comme si de rien n'était, ils vont bientôt boire le sol et assécher la marmelade, ce bol alimentaire terrestre qui n'en finit plus d'obstruer nos envies.

C'est dimanche en ce 1er mars tiède chanté par les merles, il fallait fêter cela, danser cette nouvelle du calendrier. Alors, en flânant entre mes arbustes mousseux à reluquer la moindre pousse, je me suis demandé s'il fallait choisir un seul album soul, celui qui renverse et met d'accord, la bande son d'un espoir et d'un cœur qui tambourine au gré d'un soleil perçant, lequel je choisirais ?
Je me voyais déjà à trier en me ruant dans mes étagères et crouler sous l'hésitation à me torturer, mon jeu préféré, mes auto-challenges de gamin à m'imaginer. Et puis comme une obsession, la même pochette et le même son est venu ruiner ma récréation à vouloir m'épancher sur tant de choix à faire.

 

Bill Withers comme une évidence. « Still Bill » est la perfection du son, de la voix, de l'époque, du jeu, des compositions, de la cohérence, de la pochette. C'est une visibilité parfaite, et pourtant j'ai cherché dans mes tablettes de chevet, l'article.. rien dans « Great Black Music » et ses 110 albums, rien dans quelques autres bouquins, juste une pochette dans les cover de l'histoire soul.
Pourtant, ce disque c'est des hits historiques, une certaines « discrétion », et un équilibre évident pour le laurier du plus grand disque soul de l'histoire pour mon cerveau carrément influencé par une date printanière qui grignote la démission.

 
J'avais bien Marvin Gaye dans les starting block et puis plein d'autres, un paquet de looser aussi, mais chez Bill Withers, j'entends plein de choses en plus, Van Morrisson par exemple, Stevie Wonder, du blues aussi (« I don't want you on my mind »), « Still Bill » comme une synthèse du genre.
L'idée pour moi d'une telle culture musicale remonte à très loin avec la sensation d'avoir entendu et assimilé cet opus dans l'inconscience la plus reculée, l'innocence ou la négligence comme pour me l'offrir quelques décennies plus tard.

 
 
Il y a juste à peine une pincée mélancolique qui persiste sous cette opulence de joie véhiculée par le sérieux rageur de la culture afro-américaine 70's dans sa plus belle expression.

Ça paraît bateau, et je crois avoir pris ma décision bien avant de me la demander.. pour moi le plus bel album soul .. c'est « Still Bill » de Bill Withers, et les grésillements vinyls, ce sont les bonus de cet opus indispensable.
 

« Still Bill » comme une pause à la course infernale hivernale qui prend chère aujourd'hui, même si demain sera un autre jour pour courir. Un disque dominical quoiqu'il en soit.

Bill Withers 1972 « Still Bill » label : Sussex/Columbia