vendredi 31 mai 2013

Paul McCartney 1976 : Wings over America


 
Premier album live de McCartney au sein des Wings, et surtout, il tue le père et lui rend les honneurs. Il sera question ici de reprendre des chansons des Beatles écrites par lui. Du coup trois vinyls seront nécessaires pour rendre compte de cet tournée mondiale épique. « Wings over America » est une compilation des meilleurs moments, un condensé. Dans la plus grande des maîtrises et dans la fougue qu'on lui connait, il mélangera cette année là toutes les hauteurs des Wings avec des remugles 60's.
Accumulation de disques d'or, un répertoire qui n'a plus rien à prouver, une croissance fulgurante qui atteint ici les sommets, les Wings le prouve sur scène.
Côté Macca, c'est la nouvelle identité artistique qui lui fera oublier les Beatles, étape obligatoire pour avancer, quand on connait la suite de sa carrière. En interprétant les Beatles devant un publique toujours nostalgique et rancunier, il s'en détache et leur fait accepter. La nouvelle identité artistique est déposé là, sur un autre continent. A cet instant, la Wingsmania vient percuter la Beatlemania pour ouvrir plusieurs décennie de carrière solo qui commencera trois après ce triple album live.
La basse de Paulo est lourde, les guitares chargées, la rage maîtrisée est dans les fusibles... c'est aussi la naissance explosive de « Live and let die » que tout le monde veut voir sur scène depuis.
Et puis, pour entrecouper et diluer le muscle, il y a l'acoustique et les balades Macca; « Black bird », « I've just seen your face »... « Picasso... », « Yesterday » (la première fois sur scène depuis...).
Puis du Heavy rock sous haute tension, « Hi hi hi » et l'inédit « Soily » pour parfaire la chose.
En parlant d'objet, le triple album vient d'être réédité, une nouvelle étape dans la résurrection des disque du Paulo. Un triple vinyle somptueux avec poster d'origine intégré, ou un double CD, juste pour les curieux ou les collectionneurs.
Les Wings ne sortiront pas indemne de cette démonstration. Deux autres albums suffiront à l'histoire pour faire table rase et laisser Paul McCartney œuvrer seul derrière la Hohner fidèle.
J'avais loué le vinyle il y a 20 ans à peu près, je me l'offre aujourd'hui.... la patience..patati patata....
.....Belle lurette que je n'avais pas accroché un poster au mur moi.





Paul McCartney 1976/2013 « Wings over america » label : mpl

https://www.youtube.com/watch?v=oL_Pwe1ub0g&list=PL3EB5C3EB159B5D2C


mardi 28 mai 2013

Gareth Dickson




Le premier morceau s'appelle « Adrenaline », un placebo donc, une fausse gélule inefficace, une tromperie à la dupe. Une capsule blanche et rouge de la classe pharmaco antalgique, voire antipyrétique. Une dose à prendre matin, midi et soir, de la famille des Nick Drake, avec un excipient de finger picking complètement dévoré par des effets slow secondaires.. ne pas conduire, ne pas prendre de décisions pondérées, éviter le bourgeois et fuir le débit.
Rester le dos posé le long de ce tronc tassé, à l'ombre fraîche d'une utopie qui sangle. La lumière alentour est trop forte, elle noie et défend le retour sur la berge où la veine attend.
Je vais rester ici, à attendre que la chlorophylle froide rouille, que les feuilles me recouvrent, que l'astéroïde tombe là, sur mon plexus, attendre que les abeilles butinent tout le miel à s'en vider le dard. Les saisons peuvent défiler, le ressac sera boisé, je ne bronche pas d'un cil, je laisse la mélancolie blême et divine d'air fleuri me sucer la moelle.
Je peins avec un glaçon de charbon dans la gorge... mais je ne vois pourtant que du blanc..je suis aveuglé, Gareth Dickson me rappelle à l'opalescence...et pourtant, ces doigts là sont écossais.


Gareth Dickson 2013 « Quite a way away » label : 12K
http://www.garethdickson.co.uk/
http://garethdickson.bandcamp.com/
http://www.12k.com/index.php/site/releases/quite_a_way_away/
http://www.discogs.com/Gareth-Dickson-Quite-A-Way-Away/release/3439375




lundi 27 mai 2013

Bertrand Belin 2013



Tant qu'on aura de tels albums qui paraissent près de chez nous, il faudra y aller daredare. Il est impossible que ce disque là passe à travers les filets, la membrane qui filtre et garde l'histoire sous clé.
Hyper album, pedal steel, fidélité des baguettes, claviers, toujours dans l'ordre des choses. Portées millimétrées, mots ultrapesés, tous est en équilibre, tout tient. La magie opère de nouveau, avec encore plus de hauteur, de force et d'assurance.
Cette année, il y aura un Toboggan et des Parcs, pour que l'on puisse déplier notre âme, étendre notre dignité de mortel. Un parc, c'est un endroit, un no man's land aussi, toutes choses se disent, toutes personnes se croisent, un endroit commun de repos, de jeux et de rencontres.
Bertrand Belin, c'est la douceur des relation humaines, la rixe verbale ou physique, c'est un buisson imbécile, un chemin animal, viscéral. C'est une écriture noble et pondérée...... « Parcs », c'est la crème des plus beaux disques de la chanson francophone.
Quitte à me répéter, « Hypernuit », juste avant le set « La musique/la matière »2010 fut un moment live inoubliable. Et après ça le déluge, on s'en fout.
Juste pour ceux qui ne sont pas convaincus, Bertrand Belin, c'est un improbable mélange de Brassens et Bill Calahan. Je vous promets qu'au delà de là, il n'y a plus grand chose.
Bertand Belin 2013 « Parcs » label : cinq7
http://www.bertrandbelin.com/
https://www.youtube.com/watch?v=Izmy1_VNui0
https://www.youtube.com/watch?v=M2mcbI2rVh4
https://www.youtube.com/watch?v=WMuWvwFSGKo

samedi 25 mai 2013

Colleen 2013



Colleen a la voix de Karen Ann quand elle chante avec Lady & bird. Colleen est violoncelliste et chante sur nouvel album. La grâce du chant est majestueusement placée en lévitation.
Elle joue de ses cordes finger picking comme Andrew Bird. Elle use aussi de son archet et donne ainsi à son instrument textures différentes. Comme sur quelques opus précédent, et notamment « Mort aux vaches », elle joue de plusieurs instruments, tous les instruments. Ses voix se superposent, une ode fantasmagorique, une messe de chambre, un rêve minimal de dentelle pastel.
Colleen, à l'image de la pochette réalisée par Iker Spozio, souffle un air naïf, beaucoup de fraîcheur, presque enfantin, naturel et africain.
Elle chante au petit matin clair, lorsque les lueurs s'affichent et viennent allumer chaque couleur, une à une. Ses albums précédents étaient crépusculaires, et, à l'image de Stranded Horse, « The weighing of the heart » est un miracle de poésie céleste et séraphique.

Colleen 2013 «  The weighing of the heart » label : second language

https://www.youtube.com/watch?v=EA6XfhZmijE&list=PL1Y0zxQfQFGaSexgfwhYe6V3K-FwcXuNu
http://colleenplays.org/
http://colleenplays.org/the-weighing-of-the-heart-new-album/
http://www.secondlanguagemusic.com/
http://www.ikerspozio.net/

jeudi 23 mai 2013

Saltland



Notre lécheuse possède des récepteurs différents selon les goûts. Le sucré titille le bout de la langue, l'amer tout au fond, le salé sur les côtés. Je suis hyper sensible au sel, il m'arrive de tomber en pâmoison dès qu'une substance salée avance sur elle. Le houblon, le café, faut laisser pénétrer.
Le cerveau est aussi géométriquement découpé. Chaque sens est représenté à un endroit précis, chaque émotion, chaque douleur, avec une complexité insoluble.
Si ma langue me procure du plaisir au contact du sel, mon cerveau jouit sous la constellation.

Je n'avais pas ressentit autant d'envergure depuis Esmerine.
Rebecca Foon, c'est Godspeed, Esmerine, et (thee) A silver Mt Zion. Elle est violoncelliste au sein de la voûte étoilée, elle vient de sortir ses compositions sous le nom de Saltland.
Beckie Foon, c'est un peu HildurGudnadottir ailleurs, ou Colleen ici. Et comme elles deux, son nouvel album est chanté. Des voix similaires, troublantes. La trilogie des violoncellistes et leurs cordes vocales.
Rebecca Foon, c'est pour moi l'air chaud qui fait décoller le grand zeppelin constellé, vers l'embrassement et la brûlure, plus qu'avec une guitare. C'est l'unité de base qui donne le diapason de la grandeur artistique sonore.
Beaucoup de musiciens gravitent sous ce pseudo, le collectif, le principe même du label. Sa voix, commeHildur et Colleen ajoute la proximité aux dimensions séculaires. Saltland me flatte le cerveau, ce style qui, comme le chien de Pavlov, me réveille les sens. La complainte des cordes de Beckie me rassurent depuis des années. Pour les autres sens, il reste la pochette au design fidèle, emblème, odeurs, textures, emballages, touché, clichés..... Un grand grand disque.

Saltland 2013 « I thought it was us but it was all of us » label : constellation.
http://cstrecords.com/cst094/
http://saltland.ca/

 
 
 




mardi 21 mai 2013

Loch lomond




De temps en temps, il arrive qu'une épopée pop féérique vienne embellir nos étagères. JonathanWilson, Syd Matters, Patrick Watson, Flotation toy warning, 49 swimming pools...
« Dresses » des Loch Lomond est de cette couleur, il porte les mêmes scintillements, la beauté musicale d'une histoire fleurie et enchantée.
La toile de cet univers peut aussi bien étaler sa palette dans l'élégance du pointillisme, la fraîcheur du naïf, la douceur du Nabis et surtout l'envergure du romantisme. Sur cette qualité sonore et cette pléthore d'instruments, vient se poser la voix d'un Brian Molko.
Kevin Tihista, Musée Mécanique, Mercury Rev, The auteurs... toutes ces références tournoient sur le même manège.
La pochette n'est pas à l'image du jardin luxuriant qui frissonne à l'intérieur. On passe d'une chanson à l'autre toujours plus émerveillé par le lyrisme des mélodies. Pop fantastique.
 


Loch Lomond 2013 « Dresses » label : chemikal underground
http://www.chemikal.co.uk/news/loch-lomond-dresses-feb-tour/






lundi 20 mai 2013

Field rotation



On garde les mêmes mots de John Cage, on déconstruit, décortique. On remet à plat. On prend des instruments acoustiques pour dessiner le drone planant et mettre en musique la nature et l'alentour que nous ne maîtriserons jamais. Le pollen est une tisane de gelée royale, il pleut averse, un temps de mars, rarement les trombes auront ainsi arrosées le bourgeon fleuri. Un déluge qui pleure nos cerveaux et appelle à la cave de crus, j'aime pourtant bien le rosé frais sous la tonnelle du jardin. Et pourquoi nous ne souffririons pas nous aussi des séquelles de nos dérives humaines, les abeilles ne sont plus les seules.
La pluie caractérielle est un drone de rafale délavée, le huit clos appelle à l'huile, les boules de neige s'affaissent sous le poids de ces flocons chargés d'eau. Le viorne est un vieillard fatigué.
 
Jelinek donne le pouvoir à Field rotation. Nappes ambiantes, et le violoncelle est tenu par Aaron Martin... on ne s'entend plus, la trombe semble vouloir éteindre le magma étendu de « Fatalist, the repetition of history ». Cette étendue là est d'une tristesse à faire taire la pâquerette, ou garrotter le camélia.
Dans un mois les jours vont diminuer à nouveau, histoire de garder la couleur de peau, je reste dans cette ombre affligeante et dictateur puisque nous ne pouvons supplier le ciel.
Denovali est toujours d'actualité, son cerveau vrombit une fois de plus, mollement cette fois-ci, avec des cordes boisées en plus. Cette auberge là est une aubaine pour qui cherche à assombrir sans cesse.

Field rotation 2013 « Fatalist, the repetition of history » label : denovali
http://fieldrotation.de/
https://soundcloud.com/#fieldrotation






dimanche 19 mai 2013

Masayoshi Fujita & Jan Jelinek




« Je crois que l'usage du bruit pour faire de la musique va continuer à s'accroître jusqu'à ce que nous aboutissons à une musique produite grâce à l'aide d'instruments électriques qui produiront dans des buts musicaux n'importe quel son parmi tous les sons qui peuvent être entendus. Les moyens photoélectriques, filmiques et mécaniques pour la production synthétique de musique seront explorés, alors que, dans le passé, le point de désaccord s'était produit entre la dissonance et la consonance, il se produira, dans le futur immédiat, entre le bruit et les soi-disant sons musicaux....
Où que nous soyons, ce que nous entendons est essentiellement du bruit. Lorsque nous n'y prêtons pas attention, cela nous dérange. Lorsque nous l'écoutons, nous le trouvons fascinant. Le son d'un camion à 50 miles à l'heure. Les parasites entre les stations de radio. La pluie. Nous voulons capturer et contrôler ces sons, les utiliser non comme des effets sonores, mais comme des instruments de musique....... Si ce mot « musique », est sacré, et réservé aux instruments du dix-huitième et du dix-neuvième siècle, nous pouvons lui substituer un terme plus significatif : organisation de sons ».
(John Cage  extraits de « Silence conférences et écrits » 2012)



Naissance d'une étoile, juste le volume qu'il faut pour inscrire au travers du son, les gouttes de pluie qui font crépiter la verrière, au rythme cristallin du vibraphone du japonais Masayoshi Fujita. Les oiseaux sont là aussi, toujours enchantés quand il pleut. Je suis au bord du vide, devant le blanc de titane qui recouvre le lin tissé. Fujita est aussi peintre, il propose ses wood prints sur la couverture et dans le livret.
J'écoute « Bird, lake, objects » et j'essaye d'imaginer ses inspirations sous le contrôle de sa brosse, ou des visions de Jan Jelinek, l'architecte sonore allemand. Dessiner des paysages sur des programmations, des oscillations ou des vibrations. Un paysagiste, un architecte, des écrits sur la musique nouvelle, expérimentale, « Rompre avec la mélodie pour pénétrer au fond des choses ».. cet album est un douce introspection et une interrogation sur le voyeurisme des choses, des objets, des matériau, des alentours, l'art et la limites des abstractions. Je cherche la connexion.
Je m'imprègne du tout et pars à l'aventure, je ne sais pas où. Seul le chemin compte.


Masayoshi Fujita & Jan Jelinek 2013 « Bird, lake, objects » label : faitiche

http://masayoshifujita.com
http://www.faitiche.de/
http://www.faitiche.de/index.php?article_id=16

jeudi 16 mai 2013

Kate Bush 82


 
Tellement de filles chantent et offrent des disques sublimes à faire fondre un bucheron des villes. Sarah Blasko, Lisa Germano, Valerie June, Melissa Laveaux, Delphine Volange....toutes ont un style, une patine bien à elles, chacune un ravissement. Toutes ces grandes dames artistes me font gambiller le caillou, un véritable carrousel de féminitude. Les blandices rosissent à chacune des mes écoutes, aussi, je ne peux pas m'empêcher de me souvenir, qu'à un certains coin reculé de ma discothèque, il n'y en avait qu'une. Dans ma verte adolescence dévouée, je n'écoutais que Kate Bush, tout content d'apprendre alors que le guitariste des Pink Floyd (Gilmour), qui passaient aussi en boucle sous ma mansarde, avait mis sur les rails cette artiste atypique. J'ai ainsi usé jusqu'à la dernière molécule de chrome ma K7 audio de « Kick inside ».
Bizarrement, « The dreaming » son quatrième album est aussi celui que j'écoutais le moins, inexplicablement. Je m'étais vautré trop violemment sur « Hounds of love », l'album avec lequel je suis entré dans son univers féérique. Je me rattrape depuis, je l'écoute souvent, histoire de mettre « The dreaming » dans la balance, de lui rendre les éloges qu'il mérite. Difficile de réaliser un album après le succès planétaire de « Babooshka ». Cette femme est libre.... l'anneau sur la langue, et les chaines du don juan..j'y croyais pas une seconde.

Kate Bush 1982 « The dreaming » label : EMI





mardi 14 mai 2013

Valerie June



Dan Auerbach pose sa patte un peu partout sur la planète. Après les guitares africaines de Bombino, c’est au pieds des Appalaches qu’il vient construire un son de folk roots aux frontière du R’n’B, sur les chansons de Valerie June.

Si sa large crinière dreadlocks est incontrôlable, ses chansons de guitares soul sont rigoureusement bâties autour d’un traditionnel country blues au métissage afro.

Une étoile est en train de naître.

Valerie June 2013 « Pushin’ against a stone » label : Sunday best

http://www.valeriejune.com/fr_home.cfm





lundi 13 mai 2013

Delphine Volange / Bertrand Belin


 
Pas encore remis de l' « Hypernuit » qui colle à ma platine, je scrute et décortique ses accords, je cherche à comprendre, je vais voir du côté de Delphine Volange qui a posé ses mots dessus. Il existe dorénavant, la touche chansonnière de Bertrand Belin dans notre paysage hexagonal. Quelle puissance artistique cet hypernuit qui tangue et ne s'arrête jamais d'égrener de l'admiration sur mon cerveau.
Volange, c'est sa part de féminité comme beaucoup d'autres l'on avouée avant lui. Volange, c'est l'hypersensibilité, une certaine idée de la féminitude, quelque part entre Birkin, Adjani et Jeanne Cherhal. Un texte de Vannier, une symphonie qui habille tellement bien la chanson française depuis des décennies.. de belles mélodies.
C'est la chanson qu'on fredonne et sifflote soudainement, qui nous murmure comme un Julien Baer, des tranches d'émotions comme JP Nataf, Delphine, c'est une autre Balibar au service des notes d'un artiste, d'un homme qui s'impose doucement et surement au milieu de notre patrimoine.
Des petites amourettes parisiennes, la parc Monceau, des trains, Montparnasse.
Bertrand Belin, c'est un air qui paye pas de mine, mais qui finit par vous obséder, et l'on revient sans cesse sur son minimalisme qui camoufle un lyrisme dévastateur, absolument palpable sous les pommettes roses de Delphine Volange.

.. et de Delphine Volange 2012 « Le ciel était toujours sans nouvelles » label : irfan







dimanche 12 mai 2013

Supertramp 74



Au secours, mon portable préhistorique vieux de quatre ans à peine vient de me lâcher. J'ai pas fait des études de communication en portable, la dame que je suis obligé d'aller voir va encore me figer.

 
Helppp !! .. elle est au comptoir, l'uniforme aux aguets et me parle bizarre, comme je le craignais, l'impression de revenir d'un long voyage où la barrière du langage est un dépaysement. Mais là, je ne comprends rien, merde, elle rigole pas en plus, c'est quoi votre prénom ?? Rudy ??..y'a pas un traducteur dans la file d'attente de badauds qui me scrutent comme on assiste à un fait divers.
J'ai faim, je comprends rien, j'ai soif et je sais pas... « roaming ».. ?? pouarff !! on peut mettre des disques dedans ??!! Oh !! impeccable ..mais plus que dans ma pochette 24 CD que je trimbale partout ?? mais c'est cool ça, comment on fait ?? arrff ça recommence, elle me dit des choses bizarre. Blue touffe ??!! de quoi, SDK ..ouh là..puis des photos en hyper qualité.. bizarre en plus elle à la voix de la schtroumpfette. C'est quoi ce plan.. une soirée dans l'hôtel avatar ou androïd pour prendre en photo la femme de ménage DCIM ?
 
Mais je vous assure, ce disque là est une étoile de rock prog jazz romantico pop improbable qu'on se sent danser dans les nuages avec. C'est de la nostalgie, de la fraîcheur, c'est neuf et unique pour l'époque. Donne-moi la main, tu vas voir on va tourner en pleurant, tourner et valser sous les larmes de Roger. On va parler fort puis se taire, glisser sur l'escalator, viens, la Galaxy va exploser, Italie 2 cet asile, est une grille de prison qu'à deux nous allons faire valser, parce que « Crime of the century » c'est que la grille sur laquelle tout le monde vient s'accrocher, comme le bernique à son rocher, autour, c'est nous, le vide, les gens enfermés s'accrochent à leurs barreaux.. viens, penches la tète, prends une bouffée, notre liberté est autour...il n'y a pas de mur.
Supertramp 74, c'est à tomber, il faudrait que tu me le mette dans mon nouveau phone .. puis dans le tien si tu veux bien, s'il te venait le goût de glisser sur les fantômes, de danser dans la fosse, juste à imaginer qu'il y a que nous. Regarde, je suis nu devant toi, je comprends rien et j'ai mes fringues au bras, aide-moi, toi qui te cache dans ce coquillage magnétique.

 
Quoi ?? vous comprenez rien à ce que je dis ??!!! merde, comment on va faire tous les deux. Vous êtes pourtant belle derrière votre comptoir, à réciter d'une voix monocorde, ce discours qu'on a dû vous buriner à la formation, une récitation automate. Vous êtes comme l'enfant sur l'estrade, le regard qui lézarde la fissure sous le tableau noir. Et pourtant, c'est moi qu'on interroge. Mon code « pine » ?? .. ouaih, ça j'ai.. mais vous savez que Supertramp lors de cette tournée là, en France, ont joué devant quelques dizaines de spectateur seulement... et qu'il aura fallu un fameux petit déjeuner en Amérique pour canoniser ces barbus cinq ans après ?... hein ?? Puk ?? tu veux dire Poke ?? ah nan ça c'est facebook... puk poke pic et pic.. oh ça va.. tu vas te décontracter... quoi??:: je suis un « Dreamer ».. vous la connaissais ?? ah ouaih, mais c'est presque celle que j'aime le moins del'album.... mais voilà, oui c'est ça... on va finir par se comprendre..
 
 

Bordel, j'ai dû m'assoupir sur mon siège devant ce mode d'emploi encyclopédique de mon nouveau portable.. il paraît qu'on a notre cerveau le dedans, comme la boite à chaussure de Carl. Comment on appelle ? Oups, j'ai pris mes genoux en photo... en règle général, je plutôt très tactile. J'ai rêvé de la fille au comptoir, je l'ai revu dans mon demi-sommeil. Il est tard, je file, mon train m'attend, je remets « Crime of the century » dans mon casque, je vais danser sur les trottoirs de paname et regarder sous les jupes des monuments, des pierres sans bobette. On s'habitue à tout, j'arriverai bien à le gérer un jour ce petit cercueil vibrant qui parasite « School » du cd qui tourne au fond de ma besace. C'est surement la plus belle chanson du monde celle-là...ça craint dans un podcast d'itruc à la phone hyper moderne. Je traine souvent avec « Crime of the century » comme une deuxième peau. Dougie Thomson, John Helliwell, Roger Hodgson, Bob Siebenberg, Rick Davis .. des noms qui chantent, le début, véritablement. Quelque chose se dessine.



Supertramp 1974 « Crime of the century » label : A&M



vendredi 10 mai 2013

Exhaust



 
« Le district mile-end.
On est contre l'aliénation et la séparation; donc on est contre le « rock », le « jazz », la « techno », le « hip-hop », et toutes les industries, tout particulièrement l'industrie musicale. On vous encourage à venir nous parler en personne, plutôt que de vous fier aux médias.
On joue de la musique parce qu'on écoute beaucoup de musique; on ressent le besoin de payer nos dûs. On espère établir des liens de communications intenses, laissant les deux partis épuisés (exhausted), comme après un bon orgasme. On espère que notre musique va épuiser l'ostie d'tabarnak d'système et les trous du cul en charge de ce système. A travers nos mains, nos doigts, nos pieds, nos poumons, et nos machines (des fois même nos fesses), on expulse des poisons tels que la tristesse causée par les systèmes politiques, les économistes, ls personnes remplis de préjujés, les personnes cyniques, et surtout les personnes comme nous autres.
On soutient le sueegee, l'immigrant, le prisonnier, et la mère célibataire... »

 
 

Je me permets de vous mettre en guise de chronique, le texte imprimé dans la pochette, du collectif d'un coin du monde où la culture sent la culbute, l'irréversible, l'espace, le souffre et la liberté. La politique culturelle est sans compromission. C'est un disque, et un groupe en particulier, qu'il m'est cher de garder et d'écouter pour l'avoir traqué dans les années 2000's, l'époque où il fallait avoir des jambes et du souffle pour trouver un tel opus. Exhaust, c'est une fierté culturelle, un orgasme musical. C'est un groupe révolu, comme un fantasme.

Je suis athée, apolitique, agnostique ou « agnopolitique », ni dieu ni maitre avec des vaisseaux de questions, mais je sens quelque chose depuis longtemps qui gronde de l'autre côté de l'océan, même si à l'opposé de ça, j'aime énormément Léveillée, Desjardin, Vigneault et Bori.

Un objet absolument rare et jubilatoire. Le son et les idées suffisent à l'élaboration d'une communion exigeante.



Exhaust 1998 Lp/ 2000 CD « Exhaust » label : constellation
http://cstrecords.com/cst004/


jeudi 9 mai 2013

St Augustine



C'est Clermont Ferrand et les disques cousus main, qui nous envoie cet opus d'importance.
L'auberge Kütu Folk qui coud est une fourmilière de talents, et les disques des objets précieux. Il fallait être vif pour choper celui-là dans les bacs, et pourtant à l'écoute de « Soldiers » sorti en 2012, on se demande pourquoi nos étagères ne croulent pas sous les travaux de St Augustine, de leurs deux albums proches de Bill Callahan (« Cedars »), M.Ward, et même Granddady (« Black feathers »), avec ces rythmiques molles et quelques touches electro. Du folk enchanteur, dans le sens du poil avec quelques minutieuses envolées de douces divagations, juste comme ça, sur une idée sonore, une légère programmation.
Cet album est sorti il y a un an tout juste. Le premier « Changing plans » en 2009 aurait dû déclencher l'appétit, la curiosité, tellement évident... et moi qui croyais en avoir parlé, à force d'écouter cette chevauchée de paysages ensoleillés.
Pénétrez le collectif Kütu folk, écoutez François-Régis Croisier alias St Augustine, et découvrez l'incroyable discrétion d'un grand disque folk de nos exquises montagnes.

St Augustine 2012 "Soldiers" label : Kütu folk
http://kutufolkrecords.bigcartel.com/product/st-augustine-soldiers
http://staugustine.bandcamp.com/album/soldiers
http://soundcloud.com/st-augustine-1/01-21-days/

 



mercredi 8 mai 2013

Chick Corea / Return to forever



 
Assis au fond près du radiateur, je bois les paroles enflammées du professeur Pax. Je prends des notes, même si je n'ai pas l'air d'un disciple sérieux à rêver de quelques textures sonores qu'il aime aussi d'ailleurs. Je bois les mots, assimile les infos, mine de rien. Puis une fois recroquevillé dans mes murs pavillonnaires, avec un casque comme toiture, je restitue à sa juste valeur et prends ce qui me parle. Je bois des oreilles tout ce que les mots m'ont insufflés de l'autre côté, cible les tuyaux.
Moi, une fois isolé, arraché du tumulte, je prends cette grande liberté musicale et je savoure.

Claviers en gouttes d'eau nébulisées sous des canicules, saxes contemplatifs et libre, guitares Santana, un goémon qui plane, des couleurs psychédéliques zen, deux disques en transitions, deux pochettes, un même monde.
Candide jazz, je parasite les infos pour me frayer un chemin via quelques opus qui me transpercent le plexus. Du fauve fushia orangé et un quatuor de visages, fusion, chaleur, Wah-wah funky, j'entends une grande liberté. Jazz électrique, chaud bouillant, les mecs c'est pas des manchots. Une grande liberté au service d'une haute technicité et d'une intelligence visionnaire.



Et voici l'arborescence qui se dessine, le ricochet sur les pages de Pax et je chipe au passage un opus de chez ECM 1972. Chick Corea, en guest sur l'album précédent des Return to forever, a sorti sous le même nom, une petite merveille de jazz nébuleux, planant et troublant, électrique aussi, plus soft, pas moins chaloupé et complètement envoutant. Frais, enlevé, océanique et poétique avec aussi un voile Santana, ici, ou une touche brésilienne là... toujours le clavier diabolique s'enflamme sous les doigts de Corea.
Il fait bon aller lire les abondances musicales de Pascal, comme on s'en va passer une heure chez son disquaire, et de fil en aiguille, en suivant les conseils du fada au guichet qui est aussi un ami, prendre quelques opus fous qui gravitent autour d'un noyau jazz. Je ne pouvais pas être déçu du cru 72 de Chick Corea.



Return to forever & Chick Corea 1975 « No mystery » label : polydor
http://return2forever.com/
Chick Corea 1972 « Return to forever » label : ECM
http://www.chickcorea.com/





lundi 6 mai 2013

Mark Lanegan & Duke Garwood



Fraternité de cordes, finger-picking collé sur une voix maltée, Mark Lanegan passe une soirée chez un pote Duke Garwood, loin des douceurs caramélisée d'Isobel Campbell. Four Roses sous le rocking-chair, évaporations des esprits.
Incantations texanes, prières du Mississippi, du blues piqué, un sax pleurnichard, chaleur humide, étuve caniculaire, un peu d'électricité pour brancher la gratte à la tombée de la nuit, piano fou, expérimentation en nuit chamanique, deux guitares, deux techniques, une voix sous le ciel étoilé, des synthés troublants.. tout, mais un seul à la fois, ça dépend de l'étoile filante. Un voyage fantastique.
Hibou ou chauve-souris, la nuit est blanche, pleine d'échos, les ondes flottent sur des réverbérations. Il n'y a que la lune, la terre qui exalte, du bois partout, et une pluie de fantômes, juste avant le levé du jour.
En fait c'est Duke Garwood qui passe une soirée chez Mark Lenagan, multi-intrumentiste britannique, il vient poser tous ses instruments et son talent dans la cabane en bois du bûcheron de Washington, au fin fond d'une forêt scintillante.
Les créations binomiales sont excitantes.


Mark Lanegan & Duke Garwood 2013 « Black pudding » label : heavenly
http://marklanegan.com/
http://www.dukegarwood.co.uk/
http://heavenlyrecordings.com/news/2013/02/album-announcement-mark-laneganduke-garwood-collaboration-black-pudding-to-be-released-on-heavenly/



dimanche 5 mai 2013

Svarte Greiner



Svarte Greiner dessine des alcôves ténébreuses d'introspections cauchemardesques dans la plus douce des expérimentations acoustiques. Des boucles, des cycles, des cordes de contrebasse en battement de bradycardie.
Jack est allongé sur le sol le ventre vide. Combien de neurones j'ai perdu cette nuit ? Ça tangue, comme cette pleine mer « Black tie ». Le son embarque le cerveau groggy dans une traversée océanique tumultueuse. Des creux de quinze mètres, comme chacun de mes pas. « Black tie » est une chevauchée houleuse sur mon vieux bateau écaillé, pourvu que la coque tienne. « White noise » est le naufrage. Quelle profondeur.
Deux tètes sans visages regardent dans la même direction que moi, l'horizon assombri. Où suis-je, pourquoi ne se retournent-ils pas. Je m'enfonce dans les abysses visqueux et je ne vois que des chevelures. Donnez moi les yeux, regardez-moi.

La chaleur du soleil de mai transperce la fraîcheur des arbres qui se coiffent de vert tendre. Des mondes s'entrecroisent, se rejoignent. J'écoute au casque Svarte Greiner en feuilletant le superbe « Any day now » sur la période londonienne de Bowie. J'écoute « Black tie, White noise » de Greiner, y'a t-il un rapport, est ce juste une coïncidence ? Je flotte à la dérive. Jack est allongé par terre le ventre vide.

Svarte Greiner 2013 « Black tie » label : miasmah
http://www.miasmah.com/eks/
https://soundcloud.com/#miasmah/svarte-greiner-black-tie




vendredi 3 mai 2013

Marcus Fjellström



Cette pierre change de style tous les jours. Je la regarde se vêtir, se refléter dans la flaque, me demander mon avis sur son allure.
Ancestral empilement cellulaire, intrigue totale, tentation du mystère, je m'approche d'elle pour effleurer son lichen pâle, et la rosée poisse encore sous mes doigts.

Tellement petit devant elle.

Je fais le tour, je scrute ma tour, ce phare sans voix des plaines beauceronnes. Je cherche sa présence, elle me rassure. Mes yeux dégueulasses lui font comprendre qu'elle est à moi, que personne ne l'aimera jamais comme cela, ne croquera avec acharnement, elle qui vampirise les esprits, et emprisonne de sa hanche taupe tous les fantômes du pays centre.

Je suis son peintre.


A mon bras cette eau de parfum, sa meurtrière m'assèche la gorge, je l'attire aux badauds, la traine elle qui ne sort jamais, qui n'aime pas la foule. Sa mousse duveteuse de peau beige aspire à la grandeur, je rapetisse et baise ses petons. C'est une symphonie alentours qui souffle son histoire comme un drone de cordes tendues.

Il m'arrive de lui être infidèle, d'aller caresser le granit des côtes d'émeraude, de toucher le tuffeau, cette pierre de lumière attachée aux falaises de la Loire, de m'éblouir au marbre lusitanien des collines plissées, mais les silex graviers de mon épaule, me reviennent dans la gorge comme une marée.


Marcus Fjellström 2010 "Schattenspieler" label : miasmah




 
 

Epaule



 





B/B/S


Aidan Baker, Andrea Belfi, Erik Skodvin.. des continent se percutent, des univers fusionnent. Le temps s'arrète avant le tir.


Pénalty lunaire,
antépénultième erre,
gardien d'horizon
en épaule de mouton.
 
 
B/B/S 2013 "Brick mask" label : miasmah
 
 

jeudi 2 mai 2013

Clothilde



Amateur de petite peste à bouille espiègle et de pop 60’s de par chez nous, ce disque est pour vous.

Ah oui, il faut aussi aimer les collectors ressurgis et les mariages improbables d’une France Gall qui chanterait du Dutronc/Lanzeman en version poison. Des petits airs d’Antoine ou de Polnareff trainent aussi chez cette « Pipelette » qui aime les sucettes à l’anis offerte par Matthieu qui n’a qu’un ch’veu sur la tète.

Cette fille mérite la fessée, elle fait que des bêtises puériles et méchantes, la seule qui va danser au bal des bossus. Un duo avec les Charlots, tout va bien, on est juste à cet endroit. Cette résurrection farfelue et loufoque camouffle d’extraordinaires petites chansons d’époque bien bâties, naïves et insolentes. Cet album est une compilation d’Ep sortis en 1967 et 68. Adorable.

Clothilde 2013/1967/68 « Frensh swining mademoiselle » label : born bad.

http://www.bornbadrecords.net/releases/clothilde-queen-of-the-french-swinging-mademoiselle-1967/











mercredi 1 mai 2013

Angelo Branduardi



Oh, on dirait un dimanche triste, gris mercredi en habit dominical. Je sors de vieux vinyls, ces malandrins de cire noire qui dansent et ondulent sur leur manège platine.

Depuis le temps que je serine avec cette chanson de pur troubadour qui traverse les cours et les lopins depuis tant d'années, il va bien falloir que je confesse. Angelo Branduardi est un immense poète italien que Roda-Gil son traducteur, a attiré jusqu'à nous.. toutes les phrases virevoltent.. la plus belle d'entre elle que je rabâche, « la nuit semble si clair qu'on aimerai bien mourir pour se distraire ». Comment avouer que ses albums étaient la bande son d'une adolescence silencieuse, ou plutôt muette, la tète embrasé d'un phare qu'on allume, pour que l'on vienne me remorquer, quitte à s'échouer. Le silence de la campagne a noyé les chimères que je laissais échapper de ma fenêtre. La chevelure me rassurait et les airs dansaient comme pour raconter ma vie au vent des plaines, des immenses hurlements muets. Du colza à la boue de ma campagne, des troncs bavards aux fermes à grandes cours j'avais envie de « jeter mon cœur aux poules ».
C'était bon et doux, habité par l'absence, le pas grand chose. L'ennui souvent à des saveurs douillettes. J'ai pu laisser murir, par la musique, la peinture qui me brûlait les veines. Il y a « si longtemps déjà » et « Les arbres ont grandi ». Comment peut-on écrire une telle pureté. La même approche des paysage que Murat, en plus médiéval. Je tiens de là, mon amour pour la musique et la nature.
Danse planétaire, exotique, ancestrale, le voyage .. « Sans aucun doute ».. un hymne. Je l'adore aussi.

C'est férié, un vrai temps de Beauceron, des remugles de pochettes d'albums. Je lâchais quelquefois ma mansarde pour enfourcher mon 49.9 et partir chercher des vinyls de Branduardi chez un oncle peintre, à quelques kilomètres de tortueuses départementales. Ça sent bon un vieux disque, je leur faisais prendre l'air, une promenade au vent de ma bécane, dans un sac US kaki authentique. Les 33T rentrent dedans, c'était bien. Il y avait en plus dans ces pochettes là, des odeurs de térébenthine et d'huile de lin qui m'ont imprégné la gorge et brûlé les doigts.

Angelo Branduardi a toujours eu un certains succès en France, 1979 et 1980, des grosses ventes avec « La demoiselle » et « Va où le vent te mène ».
Il sort en 1981 un album intense, sans succès aucun, son plus beau, dans la plus pure tradition champêtre médiévale Branduardi « Confession d'un malandrin ». Ce disque débouchera sur un triple Lp « Concerto » épique et très très rare, pas distribué en France je crois. Angelo depuis quelques années et une poignée de disques n'est plus diffusé ici, dans nos bacs frileux. C'est surtout que Roda-Gil n'est plus. En France, Angelo n'est rien sans Etienne.

J'ai le 33T devant moi, la corne d'abondance à souvenirs, ne vous moquez pas, c'est un grand disque de solitaire. Je ne sais même pas si c'est « inécoutable ». Le bleu roi intense brille, je crois que je vais peindre.. malt et bleu-roi.
« Et vive les malandrins... mandrins et baladins » :D

Angelo Branduardi 1981 « Confession d'un malandrin » label : musiza
http://branduardi.chez.com/confession_dun_malandrin.htm
http://branduardi.chez.com/