dimanche 31 octobre 2010

Black Mountain



Stephen McBean, maquille son âme eighties sous des cimes rosies lorsqu'il est à la tète de Pink Mountaintops en compagnie de Joshua Wells. La même chaine de montagne devient anthracite quand le son du leader de Vancouver vieillit de dix ans. C'est donc sous des airs seventies que « Wilderness heart » le dernier album de Black Mountain, entonne son space-rock antique, abyssale et sombre, caler directement sur Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin, Velvet Underground, Jefferson Airplane......la suite ici.
Black Mountain 2010 "Wilderness heart" label : jagjaguwar
quand on aime : black sabbath; led zeppelin; deep purple, pink floyd

vendredi 29 octobre 2010

Nacho Umbert & la Compania


Je prends le nouvel album de Nacho Umbert sans rien connaître de ses antécédents. Son cv artistique récupéré sur le net affiche une absence musicale de 15 ans et un ancien groupe révolu, les Paperhouse qu'il va falloir que je recherche de toute urgence. Son amour irréversible pour Barcelone, sa ville, sa langue, sa culture, il l'a chante sur des cordes en nylon comme pour teinter sa pop de bossa, en Catalan ou Castillan que je ne sais pas différencier de l'Espagnol.
Par contre, je sais qu'Acuarela est le seul label à pouvoir abriter autant de lumières pastels. Le dernier rayon Fran Gayo avait réconforté mon vague à l'âme comme une douce matinée de printemps. Nacho Umbert & la Compania, qu'on a du mal à voir apparaître dans les bacs par ici, est la nouvelle perle ibérique exactement nacrée comme l'autre Nacho, le madrilène Vegas qui nous susurre la "rota" avec le même timbre. Le cerveau de Refree est aussi dans les parages, et la douce mélancolie diffuse une lueur proche de son voisin pilier et prolifique Sr Chinarro.
« Ay... », un autre "cowboy triste", une autre "pièce vitrine" pour un label précieux et unique, une signature aquarelle imparable, un romantisme rare qui culmine sur "red eyes".

Nacho Umbert & la Compania 2010 "Ay..." label : acuarela

www.myspace.com/nachoumbert
http://www.acuareladiscos.com/

quand on aime : nacho vegas; sr chinarro















jeudi 21 octobre 2010

Suuns


Plus qu’un disque électro-rock, « Zeroes QC » de Suuns est un brulot technoïde.......une basse bien roulée nous met dans le « gaze » juste avant la torride transe « arena » qui nous plaque sur un dance floor gothique absolument démoniaque...... la suite ici.




SUUNS 2010 "ZeroesQC" label : secretly canadian



mardi 19 octobre 2010

Lost in the Trees


Rares sont les disques où l'opulence d'un orchestre symphonique rompt le minimalisme acoustique qui fait la majorité des groupes folk. En 1972, Neil Young a déjà propulsé « a man needs a maid » dans une autre dimension fantastique à faire pâlir Morricone.
Van Dyke Parks quant à lui s'est emparé de Inara George en 2007 en faisant table rase des instruments intimes, laissant pour seul habit sa philharmonie luxuriante. Dans un dosage plus retenu, il a aussi pris les manettes de Ys, le chef d'œuvre 2006, pour napper le folk de Joanna Newsom d'une dentelle symphonique, transposant les chansons devenues références, dans un contexte cinématographique grandiloquent.
De la même manière, les cordes de « All alone in an empty house » sont un instrument à part entière, une embellie qui apporte des jeux de lumière sublimes, une vision oxygénée des balades composées par Ari J.Picker. .
Shearwater, Great Lake Swimmers ont la même approche d'écriture et auraient pu se perdre de la même façon dans les arbres avec des violons ajoutés. C'est du côté d'Andrew Bird qu'il faut loucher pour imaginer fidèlement ce que peut être l'envergure des contrastes et un chant qui en épouse les contours. Le timbre reste perchée près de Perio ou Bright Eyes période « Fevers and mirrors » 2000...le plus bel album de Conor Oberst jusqu'ici.
« All alone in an empty house », le deuxième album de Lost in the trees est un doux voyage lumineux classico-folk, à travers lequel quelques tensions viennent pincer la plénitude apaisée d’une errance solitaire…. « perdu » ; « seul » ; « maison vide » ; « arbres »…. La BO idéale.
Lost in the trees 2010 "all alone in an empty house" label : anti-
quand on aime : andrew bird

jeudi 14 octobre 2010

Emmanuelle Seigner / Serge















Avouer l'inavouable est un exercice qui ne comporte aucun risque lorsque l'on a passé la quarantaine. Hum... j'y vais..... vous l'aurez voulu.
En 2007 Ultra Orange & Emmanuelle est resté plaqué à mon chevet pendant plusieurs semaines...jusqu'ici tout va bien. Oui mais voilà, Emmanuelle toutes seule réitère, avec un pistolet dans le corsage, en botte, à poil sous sa chemise en jean. Du bleu zébré de rouge vif, les chansons défilent dans mon casque au fur et à mesure que j'arpente les rues de panam avec un certains bonheur dans le sourire...pourvu que mon casque ne divulgue rien. Les accords de Keren Ann défilent et on le sent...décidément j'aime beaucoup ce disque. La légèreté en cavale, impossible de retenir quoique ce soit..ah merde, je crois que je suis repéré..un autre sourire devant moi.
« Jamais d'autre que moi »...mais pourquoi je craque la dessus..ah si..on dirait 1975... le disque s'appelait je crois « la déclaration » .. en fait j'en suis sûr, ça sonne comme France Gall cette chanson, celle qui l'arracha aux turpitudes gainsbouriennes pour tomber dans les bras de Michel Berger. Bon ça y est j'ai lâché le morceau... pas de réaction ??? dommage, j'assume il faut en profiter. Bon d'accord, « alone a Barcelone » frisse le ridicule, le bassiste et le batteur a été recruté dans un bal lampion pour acné ou ménopause...mais pour sillonner les rues du quartier Monge la besace pleine de disques loués, tout seul dans son casque, c'est le panard. Quoi ???? Elton John en duo « donner pour donner » !!!! ??? …... euh... pardon, c'est l'iguane avec Manu..dingue ce truc, on dirait que j'ai 12 ans.

Sérieusement « Dingue » sonne comme des chanson à la AS Dragon, Keren Ann au service de la pulpeuse, Doriand dans le sillon... « femme fatal » je suis prêt à tout.
« les p'tits noms/Les mots cochons/J'aime bien... ».... bon, Emmanuelle, vraiment j'aime bien, coquin, puérile, primesautier, érotico-voyou-romantique. « Genre » !!!! , « Lune de fiel » et « l'amour en personne » !!!! Polansky à la voix de Jacno.... bon, c'est sûr je rêve ..
Qu'à cela ne tienne, en sus de la découverte de mon disque le plus « cul-cul-nostalgique » de l'année, je me plonge dans le numéro 1 de Serge, le nouveau magasine « où les chansons se rencontrent ». Chorus disparu, Serge reprend le flambeau d'une actualité culturelle musicale française magnifiquement mise en page. Très fort, à la une du premier tome, Camélia Jordana..mon outsider préférée qui lâche en dehors de son tube presque cul-cul aussi, des comptines à la Françoiz Breut en visite chez Barbara, métissé de son timbre mutin. Certes, il faut passer Zazie, Raphaël et Joe Dassin pour aboutir à quelques instants rares avec Arnaud Fleurent Didier; Bertrand Belin; Alex Beaupin, Florent Marchet, Renaud Letang, et les séquelles indélébiles des tournées intègres de Dominique A (mais nan je l'ai pas cité). Puis Beth Ditto entrecroise Piaf pour une chronique atypique, et finalement, Xavier de Justice avoue et assume, comme moi plus haut, sa grande affinité inavouée pour quelques chanteurs français comme Balavoine, Berger, France Gall, Sanson et Polnareff. Enfin un article franc et pertinent.
A l'instant où je rédige ces quelques phrases brouillonnes, j'écoute en boucle « je reviendrai » et « tu es à moi » de Pierre Lapointe sans savoir réellement pourquoi je suis figé devant de telles chansons. En lisant Serge, en flânant sur « Dingue », en flottant sur Lapointe, je crois en la magie de certaine chansons, sans explication, sans chercher plus loin la cause. Quelques unes percutent, bien à nous...Leitmotiv attaquant l'affect, Toc émotionnel, épiderme gallinacé, boyaux en vrac, j'assume tout. Je remets Emmanuelle avant de retourner chercher « Face amour, face amer », « La déclaration », « le prince en otage».

Longue vie à Serge.

mercredi 13 octobre 2010

Annelies Monseré / Portrait of David



Quelques milligrammes d'hélium suspendus au réchauffement, pour quelques degrés de plus les ballons attendent le décollage cristallin. Fragile équilibre des éléments, l'ultra romantique gelé attend son heure pour prendre de la hauteur. L'horloge biologique flotte à rebours, à moins que le froid ne persiste et ne vienne clouer au sol ce bouquet de ballons blancs. En attendant le décollage, des artistes susurrent dans une lenteur visqueuse, la blancheur d’une banquise imaginaire. Portrait of David hier chante ses petits glaçons pop bien plus au nord que The White Birch, l'autre groupe d'Ola Flottum. Et le mercure n'en finit pas de descendre, les ballons restent arrimés, statiques, disposés, tout comme à travers l'embâcle murmuré d'Annelies Monseré aujourd'hui. « Marit », son nouvel album est une prison de glace pétrifiant le cerveau. Plus aucun membre ne bouge, et l’on devient songeur et contemplatif comme un doux coma indolore laissant filtrer les murmures de la chanteuse qui diffuse lentement son chant hypnotique dans tout le corps. Un pâle souffle accompagne sa voix en permanence comme pour appuyer le trouble de l'engourdissement, seuls les instruments pesés aussi au milligramme sont distinctement épurés.
Tout comme le précédent album d'Annelies, « Marit » est toujours aussi marin, Portrait of David aussi. Les notes de piano ondulent mollement de la même façon, les lèvres qui chantent au ralenti semblent paralysées par le froid... tout est arrêté, suspendu, paradisiaque.



Deux disques précieux pour faire le vide de tout, anesthésier nos oppressions, à condition de n'être pas frileux. Comatons pour apprécier la délicatesse (il y a derrière, chez les deux, quelques onces de violoncelle, glockenspiel, mélodica, guitare, cymbale..). Une pause musicale à écouter dans le silence le plus total, immobile aussi, afin de communier avec cette mélancolie maladive lumineuse.






Annelies Monseré " marit" 2009 label : auetic


Portrait of David " these days are hard to ignore" 2001 label : glitterhouse
photo : Allison Grant http://www.allisongrant.com/

samedi 9 octobre 2010

Broken Social Scene



A l'occasion du passage de Broken Social Scene à Montreal, et de l'accueil chaleureux des "Frères du son" sur leur site, j'ai posté une chronique de l'autre côté de l'Atlantique ici.

J'en profite pour transmettre leur adresse, ça bouge énormément du côté de Montreal.

Régulièrement je publirai (j'espère m'y tenir) des chroniques, au rayon "blogue musique", de la même manière que je le fais ici. Je suis flatté fier et motivé.
Merci à Jslain.



mardi 5 octobre 2010

Agnès Obel



J'ai lu quelque part que la délicate Agnès Obel avait réussi là où Soap Skin avait raté (péché de maniérisme etc etc). Les deux filles ont absolument réussi leurs albums respectifs. Nous sommes devant le même paysage, seules les impressions changent, une heure plus tard dans la journée la couleur se nuance, les contrastes s'appuient, même les odeurs s'épaississent, ou se diluent dans une bruine éphémère qu'un vent à peine perceptible emmène une colline plus loin. Comparer ses deux disques serait se positionner dans le cerveau d'un seul individu qui préféré Fiona Apple à Sinead O'Connor. J'ai aimé prodondément « Lovetune for vacuum », et puisqu'il est impossible de reproduire deux fois le même tableau, je suis d'une autre manière tombé sous le charme automnal de l'intimité classico-folk danoise « Philharmonics ».



Agnès Obel 2010 " philharmonics" label : pias recordings

http://www.agnesobel.com/
http://www.pias.com/

quand on aime : soap skin; fiona apple; erik satie..

samedi 2 octobre 2010

David Sylvian



La résilience est une sorte de capacité du cerveau humain à se sortir des crises plus ou moins violentes. La catastrophe est une destruction (cata) qui ouvre la porte à un renouveau (strophe), ainsi pour certains artistes la souffrance est mère de création et le traumatisme stimule le cerveau.
David Sylvian a entamé le nouveau millénaire dans la violence d'une séparation amoureuse, un traumatisme qui devra bouleverser son art et aboutir sur un chef d'œuvre, son chef d'œuvre : "Blemish". Dans la déstructuration de sa pop qui faisait sa notoriété, il a transposé ses émotions blessées dans des vocalises magnifiques et meurtries. Déstructuration musicale aussi, proche de l'expérimentation sonore, une dentelle électronique pour une ambiance introspective, somnambulique , engourdissante. Ce disque dans un espace de rupture totale garde malgré tout, l'élégance, le raffinement qui faisait la musique de sa carrière solo, l'après Japan. Loin du format traditionnel, il créa sa propre culture, un microcosme artistique unique fortement appuyée par la création de son propre label, Samadhisound, un écrin musical précieux à travers lequel gravitent quelques fidèles de jadis (son frère Steve Jansen) et de nouvelles collaborations. Chaque pièce du catalogue exprime fidèlement la politique artistique battit par David Sylvian enrichi de son passé et dont le groupe Nine Horses est le plus représentatif.
Décortiqué donc, pour mieux mettre à plat, aller chercher au fond et Blemish égraine ses désaccords, ses analyses, souffle un air de grande liberté sous la guitare de jazz dégingandée de Derek Bailey. Monument musical torturé et apaisant à la fois, une sorte de premier disque du reste de sa vie. Manafon en 2009 confirmera de façon plus sereine l'obédience classique jazz musique contemporaine de sa nouvelle vie artistique. Un autre fil conducteur de Samadhisound (en plus de l'art japonnais qui flotte chez lui depuis Japan) est le graphisme superbe, de Yuka Fujii pour "Blemish"; Ruud Van Empel pour "Manafon", à Kristamas Klousch qui confère à "Sleepwalkers" le design gothique qui se rapproche finalement le plus à sa musique intrigante, hypnotique et troublante. Ce nouvel opus est une rétrospective indispensable (à la seule condition de posséder tout le reste du catalogue) des collaborations de cette décennie passée au sein de Samadhisound.
La persévérance, la patience ont inoculé à sa nouvelle vie artistique la beauté. Un superbe disque anniversaire pour compléter les travaux solo de David Sylvian depuis "Blemish".
David Sylvian 2010 "Sleepwalkers" label : samadhisound

vendredi 1 octobre 2010

Cerberus Shoal / Big Blood



Musique foutraque, pop en vrac, expérimentation libre, Cerberus Shoal a œuvré pendant plus d’une décennie à nous offrir des albums aventureux. Surfant sur plusieurs labels, groupe à géométrie variable, leur collectif fut un terrain d’accueil à toutes les curiosités créatives. Le dernier album en date « The land we all believe in » 2005 semblait affirmer une carrière fructueuse atypique et achronique, sans annoncer la moindre pause dans ce déballage artistique underground et abondant. C’est pourtant la dernière folie offerte, car depuis les membres éparpillés se baladent dans un jeu de piste ardu laissant le colosse Cerberus Shoal traîner chez quelques âmes férues et collectionneuses (et je pense à comme Madeleine, avec qui la chasse aux disques du grand Cerbère était un véritable sport).
J'ai découvert Cerberus Shoal quand la trompette y faisait encore rage. Aussi, le superbe « Make winter a driving song » résonne encore comme un magnifique hymne de rock planant, et sous les vapeurs délétères du gimmick cuivré apaisant qui passait chez mon disquaire, je tombais alors amoureux et emportais dans ma besace la réédition du chef d'oeuvre post-rock progressif « ...and farewell to hightide » 1996. Temporary residence hébergeait alors ce groupe de Boston jusqu'en 2001 avec la sortie du double « Mr. Boy dog ». « Homb » 99 et « Elements of structure / permanence » 97 entre les deux sont aussi des chef d'œuvre (totalement introuvables).
Le grain de folie dont je parlais au début est apparu sur « Mr boy dog » certes, mais surtout sur « Crash my moon yacht »...une sorte de post rock donc, mais piqué de Zappa et d'ambiances mystiques qui dévoila alors véritablement le visage du monstre à trois tètes. Une queue de dragon, des serpents un peu partout sur le corps, nous nous approchions à pas feutrés des portes de l'enfer pour ne jamais plus s'en éloigner. Une lyre en arme, c'est la musique qui endormit le Cerbère et laissa béante l'entrée des ténèbres. Orphée envoûteuse musicienne, Sibyles de Cumes en charmeuse opiacée, tout fut alors permis et la sortie de trois albums fondamentaux bouscula nos platines d'une grande liberté pop : « Bastion of itchy preeves » 2003; « Chaiming the knoblessone » 2004; " The land we all believe in" 2005 . A la suite de cela, les portes de l'enfer ont dû se refermer sur le Cerbère, mais les chœurs hurlent encore à pleine gorge avec la même force que Thee silver Mt Zion période tralala.
Les tètes coupées, les cerveaux du Cerbère errent depuis dans la marge la plus totale. Sous le nom de Fire to Fire, hébergés chez Young god records (M Gira , autre diable, a mine de rien hébergé les restes du Cerberus Shoal), quelques protagonistes du groupe se sont retrouvés en compagnie du folkeux Micah Blue Maldone pour un superbe disque « The orchard » 2007..une très belle surprise. Chris Sutherland, le bassiste et créateur, s'est caché chez Digitalis l'an dernier pour sortir avec l'aide d'une autre tète Caled Mulkerin (présent depuis le début), pour un disque intime, coincé entre Van Morrison et Devendra Banhart période young god records (tiens, encore !!!). C'est enfin à travers time-lag, un label aussi acide que digitalis, que Colleen et Caleb sous le nom de Big Blood, donnent les dernières nouvelles des vestiges de Cerberus Shoal. Colleen Kinsella au chant s'en donne à cœur joie, elle ne figurait jusqu'en 2001 que dans l'artwork, puis véritablement au sein du groupe (même chez Fire to fire) à partir de 2003. C'est exactement ce graphisme si particulier à Cerberus Shoal qui m'a mis la puce à l'oreille quant au contenu de « Dead songs » sorti il a quelques jours ..il va falloir être à l'affût pour suivre encore plus loin le travail de ses membres dispersés.
Pour finir cette épopée musicale, quelques albums d'une extrême rareté ont figuré ponctuellement dans les bacs, le premier et éponyme en 1994 (disponible en cd en 2004 agrémenté du morceaux « rain » version épique de 40 min) et de nombreuses collaborations sous forme de split : « the life & times of » avec les Magic Carpathians; « the whys and hows » avec les herman dune (incroyable); « the ducks and drakes » avec les guapo et enfin le sublime « he vim & vigour » avec Alvarius B.
Il est fort à parier, à force de parutions isolées des membres séparés, que les lambeaux du Cerbères vont se ressoudre un jour à sortir un opus fou, et faire resurgir des bas-fond coralliens le monstre à trois tètes.


Big Blood 2010 "dead songs" label : time-lag
quand on aime : cerberus shoal